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  Bienvenue chers internautes,  c’est avec joie que nous vous accueillons sur notre site.  Notre désir et ce qui nous motive est l’avancement du royaume de Dieu.  Nous désirons l’encouragement mutuel et la persévérance dans la « doctrine transmise aux saints une fois pour toute », « l’enseignement des apôtres ».  Ce qui explique le nom du site Actes 2-42. 

 

« Ils persévéraient dans l'enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières. »

Actes 2.42

 

Mais avant d’aller plus loin dans ce beau thème qu’est Actes 2-42.  Il est de la plus haute importance de souligner un élément essentiel de cette persévérance.  Vous comprendrez certainement que je parle de la place réservée au Seigneur Jésus dans la vie de tous ceux qui se nomment frères.  En effet il ne sert à personne de s’imposer des normes de vie chrétienne si Christ n’est pas présent dans sa vie.  Pour être un vrai serviteur, il faut simplement connaître le maître et ce qu’il désire.  Ce ne sont pas les actions qui compte mais le motif suivant « Plaire au Seigneur ».

 

Voyons avec quel amour et quelle dévotion les premiers croyants ont réagi à la réception du Saint-Esprit toujours selon actes 2 : « 37  Après avoir entendu ce discours, ils eurent le coeur vivement touché, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres: Hommes frères, que ferons-nous? »

 

« 44  Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun.

45  Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun.

46  Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de coeur,

47  louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Église ceux qui étaient sauvés. »

 

 

Cette histoire est l’histoire de milliers d’hommes et de femmes depuis lors. 

 

Christ a-t-Il vivement touché ton coeur?  Ta vie est-elle « cachée en Christ »?  As-tu vécu ce changement radical dans ta vie qui fait une séparation nette entre avant la croix de Christ et depuis la croix de Christ?  J’espère que oui, et si cela n’est pas … Voilà l’occasion!  Aujourd’hui est le jour du salut.  Demande par la prière à Jésus de se révéler à toi.  Prend une Bible, commence à lire dans le Nouveau Testament et apprend à connaître Christ.  Il se révélera à toi, sois en assuré.  Aussi, si tu connais des chrétiens, parles-leur, interroges-les, ils seront heureux de te répondre.  Aussi, si tu es seul, envoie-nous un courriel.  Nous serons heureux de te connaître et nous voulons t’aider à trouver des croyants peut importe sur quel coin du globe tu te trouve.

 

Maintenant que nous avons regardé ensemble ce qui importe le plus pour un serviteur, soyez les bienvenus sur notre site qui nous aimons à le croire n’est en fait pas le nôtre, mais bien celui de tous ceux qui sont disciples de Christ tout comme pour les premiers autant pour les derniers…

 

Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /Oct /2009 22:32

                 

Qu'est-ce que l'Église ?

Nous n’avons pas à en faire partie ou à l’organiser, nous sommes l’Église!

En Matthieu 16 :18, Jésus dit qu'Il bâtira Son Église sur la révélation accordée par le Père à Pierre, sur sa confession publique « tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant : Jésus lui répond :"Sur ce rocher, je bâtirai mon église". « Ép. 2:20  Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. 1Pi 2:6  Car il est dit dans l’Écriture: Voici, je mets en Sion une pierre Angulaire, choisie, précieuse; Et celui qui croit en elle ne sera point confus. » Seuls ceux qui ont reçu, qui reçoivent et qui recevront cette même révélation de la part de leur Père céleste appartiennent à l’Église de Jésus-Christ, et à RIEN ni à PERONNE d’autre!

L'Écriture demeure toujours aussi claire : Dieu seul est adoré. "Tu ne te prosterneras point devant un autre dieu ; car l'Eternel porte le nom de jaloux, il est un Dieu jaloux" (Exode 34 :14). Luc 4:8  « Jésus lui répondit: Il est écrit: Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul. » L'Église constitue donc le temple, le seul endroit sur terre où Dieu puisse être adoré « en Esprit et en Vérité » par Jésus-Christ. Hébreux 1 :6 Et de nouveau, lorsqu’il introduit dans le monde le premier-né, il dit: Que tous les anges de Dieu l’adorent!  Dans Apocalypse, chapitres 4 et 5, le Père et le Fils sont tous deux adorés dans le ciel et sur la terre. Dans la Bible non seulement Jésus est adoré, mais Il est appelé Dieu par Thomas en Jean 20 :28 : "Mon Seigneur et mon Dieu !" Les mages ont aussi adoré Jésus enfant (Matthieu 2 :11). Le lépreux également, dans Matthieu 8. Le chef s'est aussi prosterné devant Jésus dans un acte d'adoration (Matthieu 9 :18). « Tandis qu’il leur adressait ces paroles, voici, un chef arriva, se prosterna devant lui, et dit: Ma fille est morte il y a un instant; mais viens, impose-lui les mains, et elle vivra. » Il en est de même pour l'aveugle de naissance, dans Jean 9 :38. Et il dit: Je crois, Seigneur. Et il l’adora. Dans Matthieu 15 :25, la femme cananéenne vint se prosterner devant Jésus. Mais elle vint se prosterner devant lui, disant: Seigneur, secours-moi! Dans Matthieu 28 :9, ce fut le cas de Marie de Magdala. Et voici, Jésus vint à leur rencontre, et dit: Je vous salue. Elles s’approchèrent pour saisir ses pieds, et elles l’adorèrent. Les disciples dans Matthieu 28 :17. Quand ils le virent, ils l’adorèrent. Mais quelques-uns eurent des doutes. Jésus est donc adoré autant que le Père.

L'Église de Dieu est Celle qu'Il a rachetée par Son propre sang (Actes 20 :28). Après sa résurrection et son ascension, Il envoya le Saint-Esprit donnant naissance à une nouvelle entité, l'Église, "ecclésia" (employé 114 fois dans le Nouveau Testament). Ce terme signifie "assemblée", "ceux qui ont été appelés hors de". Il ne se réfère jamais à un bâtiment et n'est jamais utilisé pour désigner le Royaume de Dieu. L'Église n'est pas le Royaume, mais elle en fait partie. L'Église est un organisme spirituel, composé de tous ceux qui ont reçu la Vie divine de la part du Père et qui ont été intégrés en Jésus-Christ dans le monde entier, depuis le jour de la Pentecôte, jusqu'au moment de l'enlèvement.

L'Église trouve son origine dans les temps éternels en Dieu, et prend naissance en ce monde lorsque le Saint-Esprit donne la vie aux cent-vingt disciples Juifs rassemblés dans la chambre haute. Nous entrons dans l'Église aujourd'hui de la même façon qu’au jour de la Pentecôte, en naissant par le Saint-Esprit et en étant baptisé dans le même Esprit. On ne peut faire partie de l'Église sans la nouvelle naissance en Jésus-Christ et sans être uni à Lui par ce lien vital. Jésus a affirmé que nous devions naître de nouveau, par l'Esprit (Jean 3 :5). Il ne s'agit pas de se joindre à l'Église ! L’origine de l’Église remonte au jour de la Pentecôte, à Jérusalem, tout autre chose n'appartient pas à Jésus-Christ.

Jésus dit que les portes de l'Enfer ne prévaudraient pas contre elle, et qu'elle ne pourrait jamais être vaincue. L'Église ne peut donc pas disparaître dans l'apostasie, même si l’apostasie est la caractéristique de l’état de l’Église au temps de la fin. Un mouvement ou une dénomination ne peut donc être considéré comme l’Église ou même comme une partie de l’Église. L’Église est une et une seule et ne peut se diviser!

"Et moi, je te dis que tu es Pierre (roche), et que sur cette pierre (rocher) je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle" (Mat. 16 :18). Cela signifie que les puissances de l'Enfer ne peuvent anéantir l'Église, ni freiner sa croissance, son œuvre ou ses membres. Elle est éternellement en Dieu l’objet suprême du Conseil de sa Volonté et est destinée à s’accomplir selon sa Volonté dans l’Éternité en Dieu.

 

La puissance de l’Église réside en ceci : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps » L'Église est, et croîtra tout au long de l'histoire. « Je bâtirai mon Église » Ni Satan et ses légions, ni les hommes ne pourront l'arrêter ou la freiner, c'est la vie divine en Jésus qui la bâtit.

Ce que l’on appelle l’Église visible et de laquelle on connait l’histoire, n’est pas l’Église. L’Église véritable y est incluse, en fait partie, mais ne la constitue pas, car elle est formée par tous les individus nés de nouveau dans tous les âges sans qu’ils soient réunis dans une organisation, mais plutôt intégrés en un Organisme vivant et représentatif de l’amour de Dieu.

Dans Jean 14 :16-18 : "Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous, l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous".

 

Si, à travers les âges, l’Église a été en état de faiblesse et de pauvreté, c’est parce qu’elle a perdu la communion de la Vie avec son Sauveur et Seigneur Jésus-Christ et cet état de chose est particulier aux derniers jours : « 2Ti 3:5  ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Éloigne-toi de ces hommes-là. »

La force de la piété est la communion personnelle avec le Sauveur : Ap 3:20  Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. »

 

2Pi 2:1  Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura de même parmi vous de faux docteurs, qui introduiront sournoisement des sectes pernicieuses, et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront sur eux une ruine soudaine. »

 

 

 

 

 

 

Ceux qui la composent.

Éph. 1 :4-5  « selon qu’il nous a élus en lui AVANT LA FONDATION DU MONDE, pour que nous fussions saints et irréprochables devant lui en amour, nous ayant prédestinés pour nous adopter pour lui par Jésus Christ, » (Darby)

Voilà ce que chacun de nous sommes devant Lui! C'est nous qui constituons l'Église ! "Approchez-vous de lui, pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu ; et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d'offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus-Christ" (1 Pierre 2 :4-5).

Nous sommes des pierres cimentées ensemble par l’amour. Notre sacrifice spirituel, c'est nous-mêmes et notre vie. Romains 12 :2 « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. »

1 Corinthiens 3 :16 « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous? »

Colossiens 1 :24 "Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l'a dit : J'habiterai et je marcherai au milieu d'eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple" (2 Cor. 6 :16).

"Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. En lui tout l'édifice, bien coordonné, s'élève pour être un temple saint dans le Seigneur. En lui vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en Esprit" (Eph. 2 :20-22).

Jésus-Christ est la pierre d'angle, et « les apôtres et les prophètes » ont posé ce fondement. Paul ajoute dans Éph. 4 :15-16 : "mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ. C'est de lui, et grâce à tous les liens de son assistance, que tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties, et s'édifie lui-même dans la charité". L'Église est le Temple vivant, et nous sommes chacun les pierres vivantes de ce temple. Nous sommes tous dépendants les uns des autres. De même qu’une maison n'est pas construite d’une seule pierre, mais de nombreuses pierres cimentées ensemble.

1 Cor. 3 :10 « Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus. »

« 1Co 3:17  Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira; car le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes

 

"Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part" (1 Cor. 12 :27). Chaque membre a un don différent. Toutes les pierres sont utilisées. Paul explique aussi, dans cet exemple du corps, que nous sommes tous différents, et que l'on doit honorer le membre qui est le moins important comme celui qui est le plus important.

 

"C'est pourquoi, frères saints, qui avez part à la vocation céleste, considérez l'apôtre et le souverain sacrificateur de la foi que nous professons, Jésus, qui a été fidèle à celui qui l'a établi, comme le fut Moïse dans toute sa maison. Car il a été jugé digne d'une gloire d'autant supérieure à celle de Moïse que celui qui a construit une maison a plus d'honneur que la maison même. Chaque maison est construite par quelqu'un, mais celui qui a construit toutes choses, c'est Dieu. Pour Moïse, il a été fidèle dans toute la maison de Dieu, comme serviteur, pour rendre témoignage de ce qui devait être annoncé ; mais Christ l'est comme Fils sur sa maison ; et sa maison, c'est nous, pourvu que nous retenions jusqu'à la fin la ferme confiance et l'espérance dont nous nous glorifions" (Hébreux 3 :1-6).

 

 

Qui fait partie de l'Église ?

 

La caractéristique principale de ceux qui forment l’Église est qu’ils entendent la voix de Dieu, son appel : Jn 10:27  « Mes brebis entendent ma voix; je les connais, et elles me suivent. » Et ceux-là, non seulement croient qu’ils ont la Vie, mais ils le savent, parce qu’ils connaissent Celui à qui ils appartiennent. Nous nous incorporons à l'Église et nous en faisons partie grâce à une Personne et à son œuvre parfaite et définitive. Quand nous venons à Christ, Il nous fait participer à ce Corps spirituel qui est Son Église.

 

Ac 2:47  « louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et LE SEIGNEUR AJOUTAIT chaque jour à l’Église ceux qui étaient sauvés. »

Qui sont-ils? "Mais à tous ceux qui l'ont reçue (la lumière), à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, NI DE LA VOLONTÉ DE L’HOMME, MAIS DE DIEU. »

Ro 8:29  Car ceux qu’il a CONNUS D’AVANCE, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils soit le premier-né de plusieurs frères.

Ro 9:23  et s’il a voulu faire connaître la richesse de sa gloire envers des vases de miséricorde qu’il a D’AVANCE préparés pour la gloire?" (Jean 1 :12-13).

« Jn 6:44  Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l‘attire; et je le ressusciterai au dernier jour. »

Ceux-là donc qui répondent à l’Évangile sont ceux qu’Il avait destinés à cela, non ceux qui pensent croire sans revêtir la Vie. Ils ne se joignent pas à l’Église pour en devenir des membres, mais intègrent un organisme vivant, par la Vie de l’Esprit. Cette nouvelle Vie, nécessite l’abandon de la vie présente, héritage de nos pères.

1Jn 2:15  « N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui; »

 

Nous sommes nés de Dieu quand le Saint-Esprit génère la Vie dans notre esprit mort, pour établir une relation vivante avec Dieu. Cela ne peut se faire que par Christ et Lui seul. Aucune église, ni aucun pasteur, ne peuvent vous faire cela. Il s'agit d'une position individuelle et collective à la fois. Nous n'avons pas à appartenir à une quelconque dénomination, ni à un groupe quelconque pour être membre de l'Église qui est visible et indivisible. Mais nous appartenons à Christ, et à Lui seul!

 

"Car, comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu'un seul corps, ainsi en est-il de Christ. Nous avons TOUS, en effet, été baptisés DANS UN SEUL ESPRIT, pour former UN SEUL CORPS, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons TOUS ÉTÉ ABREUVÉS D’ UN SEUL ESPRIT" (1 Cor. 12 :12-13).

 

 

 

Un peuple céleste pour un appel céleste.

 

Lu 10:20  « Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux. »

Eph 3:10 "de mettre en lumière quelle est la dispensation du mystère caché de tout temps en Dieu qui a créé toutes choses, afin que les dominations et les autorités dans les lieux célestes connaissent aujourd'hui par l'Église la sagesse infiniment variée de Dieu".

Heb 3:1  C’est pourquoi, frères saints, qui avez part à la vocation céleste, considérez l’apôtre et le souverain sacrificateur de la foi que nous professons,

Heb 11:16  Mais maintenant ils en désirent une meilleure, c’est-à-dire une céleste. C’est pourquoi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité.

Eph 1:3  Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ!

Eph 1:20  Il l’a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes,

Eph 2:6  il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ,

 

Ces versets ouvrent nos esprits à la réalité céleste de l’appel de l’Église où Christ est assis à la droite de Dieu. Nous sommes aussi dans cette position en Christ, alors notre croissance, qui nous vient de la Tête, et notre aspiration ne sont aucunement terrestres, mais relèvent de notre vocation éternelle.

1Co 6:17 «  Mais celui qui s’attache au Seigneur est avec lui un seul esprit. » Tout ce qui est céleste est aussi esprit. Notre nourriture est « de faire la volonté de mon Père » « de manger mon corps et de boire mon sang ». Ce qui ne peut se faire que par des êtres spirituels possédant une vision spirituelle et céleste. "Vous êtes les sarments et je suis le cep".

 

Tout ceci s'accomplit par l'enseignement spirituel des Écritures à l’intérieur de la représentation locale de l’Église. La vie est transmise par ceux qui sont vivants. Ce qu’on peut appeler une église, c’est là où se trouvent un minimum de deux saints assemblés au seul Nom de Christ dans le but d'équiper le Corps de Christ, pour assurer sa croissance, puis pour l'œuvre du ministère (Éphésiens 4). En retrouve cette réalité tout le long du nouveau Testament où les épitres sont adressées à l’église de Rome, de Corinthe, de Colosse etc. Et même le Seigneur Jésus Lui-même s’adresse de cette façon dans les chapitres deux et trois de l’apocalypse de Jean. À ses yeux, il n’y a rien d’autre sur la terre qui puisse le représenter. "Et toutes les Églises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les cœurs, et je vous rendrai à chacun selon vos œuvres" (Apoc. 2 :23).

 

Dans Jean 10 :16, Jésus parle d'autres brebis qui ne sont pas de ce troupeau, et qu'Il doit aussi aller chercher, pour qu'ils forment un seul troupeau, sous la direction d'un seul berger. Ce sont les Gentils, qui étaient étrangers à Israël, mais qui devaient être greffés au même tronc et bénéficier de la même alliance et de la même nature, afin d'avoir Jésus pour berger. C’est où le ministère de l’apôtre Paul entre en action, l’apôtre des gentils. Notre apôtre!

 

 

 

 

 

Conclusion

 

Lorsque nous recevons la Vie de Christ, de qui ou de quoi devenons-nous la propriété? À quel mouvement ou organisation devons-nous appartenir afin de nous assurer la Vie véritable? Dès notre nouvelle naissance, nous sommes insérés malgré nous dans des groupes qui se réclament de Christ et qui, après une lecture attentive du Nouveau Testament, nous laissent perplexes. Avons-nous affaire à un phénomène nouveau? "Ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n'étaient pas des nôtres ; car s'ils eussent été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous, mais cela est arrivé afin qu'il fût manifeste que tous ne sont pas des nôtres" (1 Jean 2 :19). L'Église primitive connaissait déjà ces errements au détriment de la Vérité.

Ceux qui prétendent avoir une exclusivité, être représentants de Jésus-Christ et de Dieu sur la terre en tant qu’organisation stigmatisent la Vie et la croissance naturelle du Corps de Christ. Aucune église ou organisation humaine ne peut le prétendre. Qui nous dira la vérité ? Jésus-Christ, car il est la Tête de l'Église. Les Apôtres de Christ ont aussi écrit sur ce sujet, ayant été choisis par le Seigneur pour nous faire connaître le mystère de sa volonté.

 

« Mt 12:30  Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui n’assemble pas avec moi disperse

« 1Co 3:17  Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira; car le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes

 Guy St-Pierre

Par Actes2-42
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Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /Oct /2009 12:58


par T. Austin-Sparks

Pourquoi l'Église?

Le plus grand souci ou intérêt de Dieu est Son fils. Le second intérêt, ou objet, le plus grand de Dieu, dans cet univers c'est l'Église. Dans les Écritures ces deux choses sont mises ensembles.

Voici ce qui est dit :

« Il… l’a donné pour être chef sur toutes choses à l'assemblée, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous. », Éphésiens 1 :22-23

L'Église est la "plénitude" de Christ. Si l’Église a besoin de Christ, Christ a besoin de l’Église.

Qu’est-ce que l’Église ?

Nous allons répondre à la question : « Qu'est-ce que l'Église ? » de façon concise.

Premièrement, l'Église est un corps particulier de gens, choisi en Christ avant que le monde ne fut créé ; c’est ce qui est établi de façon précise dans Éphésiens 1 :4. Il y est spécifié que l'Église, ce corps particulier de personnes, a été « élue en lui ». Tout aussi précisément que Christ a été élu (Luc 9:35 ; cf. Psaume 89:19, Esaïe 42:1) et établi (Hébreux 1:2, 3:2) ; ainsi l’a été l'Église.

Deuxièmement, l'Église est un corps de gens appelés hors des nations pour être maintenant un peuple céleste, non pas plus tard dans les âges à venir, mais maintenant. Cela est clairement contenu dans Actes 15:14 : « Siméon a raconté comment Dieu a premièrement visité les nations pour en tirer un peuple pour son nom. »; et c'est à cela que notre Seigneur a fait allusion lorsqu'Il a dit: « Je bâtirai mon assemblée. », Matthieu 16:18.

Troisièmement, l'Église est un corps de gens qui, bien qu'appelés individuellement, ne sont pas simplement autant d'individus. Ils n'ont jamais été élus individuellement, ils n'ont jamais été choisis séparément, mais comme un tout. C'est très important de s'en souvenir. Et comme l'œuvre du Saint Esprit est toujours de rendre réel ce qui a été éternellement déterminé et établi par Dieu, de même c'est Son œuvre, non pas comme une idée qui vient après coup, mais selon son dessein, de rendre réelle et opérante cette unité éternelle en Christ et avec Christ ; c'est là le propos de Dieu.

La Magnificence de la Conception Divine

Maintenant, je désire citer un passage tiré d'un livre publié il y a plusieurs années, qui présente la chose d'une façon beaucoup plus adéquate que je ne pourrai le faire.

« Il est essentiel, afin de considérer justement ce sujet de l’Église, que la magnificence du concept du Nouveau Testament quant à l’Église soit appréhendé. Dans les épîtres aux Éphésiens et aux Colossiens, la vision de l’Église qui est le Corps de Christ, est présentée. Elle y est présentée comme étant la compagnie idéale, invisible, indivisible, inviolable de tous les rachetés de cette présente dispensation. Personne, excepté ceux qui sont véritablement régénérés ; personne, sauf les élus, ne peut participer à ses bénédictions. L’échec et la défection lui y sont inconnus. Le prétendant et l’hypocrite n’y ont aucune place. Elle ne connaît ni la dissension, ni la division. Son unité ne peut être brisée, sa vocation et sa gloire sont célestes. Sa relation avec Christ est sainte et intime ; sa destinée, d’une splendeur inconcevable, est inextricablement liée à Lui. A travers les siècles de notre ère, chaque génération qui est en marche n’y apporte qu’une contribution. Tandis qu’historiquement ses membres sont appelés un par un et y sont incorporés, elle se présente toujours dans sa condition complète et glorieuse aux yeux de Dieu. En vérité, elle est dans le cœur de Dieu depuis les temps éternels. De leurs positions célestes, les créatures angéliques l’observent, et sont impressionnées et illuminées par la sagesse diverse de son Architecte Divin. A travers l’écoulement rapide des années de cet âge, Christ Lui-même en est son bâtisseur, ajoutant pierre par pierre à ce temple excessivement magnifique. Il œuvre ainsi tout en attendant patiemment le jour où, enfin, Il ravira et se présentera cette épouse complète, sanctifiée, belle, sans tache et rayonnante d’une gloire céleste. Il se la présentera et l’introduira dans une pleine félicité d’une éternelle intimité bénie, ces aspects qui sont, présentement, secrets.»

Je suis sûr que vous convenez que, d'une part, il n'y a là aucune exagération, et que d'autre part, c'est une présentation de quelque chose qui est d'une importance extraordinaire pour Dieu, pour Christ et pour nous-mêmes.

Au cas où vous trouveriez de la difficulté quant à quelques-unes de ces affirmations, vous devez vous rappeler que la déclaration tout entière est faite du point de vue de Dieu et de celui du Ciel, non pas du nôtre. C'est la façon dont Il la voit, de toute éternité. Ce qu'Il peut voir quant à la condition présente des choses ici-bas peut être autre chose; mais c'est là la conception éternelle de Dieu, et c'est ainsi que Dieu l'aura éternellement. Elle sera comme cela. Et, finalement, elle se révèlera avoir été comme cela.

Il peut être difficile pour nous de voir ; néanmoins, si nous pouvions voir du point de vue de Dieu, nous nous rendrions compte que chaque phrase de cette déclaration est vraie.

L'Évidence de Par l'Opposition

Retenons nos difficultés pour un court instant et continuons. L'Église est une chose bien déterminée, ou une entité. Ce n'est pas une idée abstraite, ni une chose imaginaire. C'est une réalité, non seulement dans la pensée de Dieu, mais aussi dans son existence actuelle, quand elle est considérée selon sa véritable constitution et non pas selon l’idée de l'homme. L'Église est d'une valeur et d'une importance immenses pour Dieu et pour Christ. Comme nous l'avons lu, elle est déclarée être Sa « plénitude ». Toutes les plus grandes vertus de Christ – Sa plénitude – sont pour l'Église, dans l'Église et par l’Église. Pour le confirmer, nous avons la déclaration de la Parole de Dieu en ce qui la concerne, et nous avons l'histoire de l'Église, dans sa continuation, sa persistance, sa survie même. Et s'il nous faut d’avantage d'évidence quant à son importance et sa valeur, nous pouvons toujours en trouver dans un certain domaine, qui manifeste une sollicitude très irréligieuse pour les intérêts de Dieu. Satan hait l'Église, comme il hait Christ. Il a occasionné plus de troubles à l'Église qu'à n'importe quoi d'autre.

Je désire donner une citation supplémentaire tirée du livre mentionné ci-dessus.

«A travers l’ère chrétienne, une minorité de croyants s’est entrepris à mettre en pratique ces principes scripturaires de vie corporative. L’opposition la plus âpre et la plus implacable s’est abattue sur cette minorité, non pas de la part du monde, mais de la Chrétienté, c'est à dire de ce système que les hommes appellent l’Église. Par cette puissante organisation, ils ont été, tour à tour, opprimés, présentés sous un faux jour, persécutés, injuriés, ridiculisés et ignorés. Mais leur persistance à travers les âges, a apporté la preuve que ces principes pouvaient être mis en pratique et a démontré qu’une telle Église est la volonté de Dieu.»

Et voici un court extrait d’un autre livre à propos de l'Église :

«Contre un telle vérité transcendante, touchant comme elle le fait la gloire de Dieu et la Personne de Christ, il n’est pas surprenant que l’adversaire premier se dresse résolument avec toute ses forces et que par ses ingénieux artifices il se présente en opposition et en imitation.»

Et effectivement s'il y a une chose, que Satan hait, autant que le Seigneur Jésus Lui-même, c'est l'Église, et toute véritable représentation de l'Église. J'aimerais dire plusieurs choses quant à la représentation de l'Église – sa nécessité, ses possibilités et sa nature.

Les Noms ou les Représentations de l’Église

Une question se pose: Pourquoi l'Église ? Je pense que la meilleure façon de répondre à cette question est de considérer les représentations ou les figures diverses de l'Église, les noms différents qui lui sont donnés, dans la Parole de Dieu. Dans la Parole il y a peut être neuf principaux noms ou illustrations de l'Église. Il peut y en avoir d'autres subsidiaires, mais dans l'ensemble il y en a neuf. Si nous considérons avec soin ces images ou ces titres, nous parviendrons de très près a donner une réponse à notre question. Parcourons-les en faisant quelques commentaires sur chacun d'eux.

1. La Maison de Dieu

La première description donnée à l'Église est la Maison de Dieu. Mais ici il nous est nécessaire d'être clairs quant aux termes que nous employons. Quand nous parlons d'une maison, nous pensons immédiatement à un édifice, une bâtisse. Nous passons dans la rue et nous disons « C'est une belle maison » , ou bien c’est « une maison laide » ou « lune maison insolite » ; c'est de cette façon que nous nous exprimons. Il nous est nécessaire de saisir que ce n'est pas là la pleine signification du mot tel qu'il est employé dans l'expression « la Maison de Dieu ». Nous serions plus proches de la vérité si nous changions l’expression en « les habitants d’une même maison » car c'est réellement là la pensée. Ce mot inclut trois idées. Premièrement, la structure: l'édifice de Dieu; deuxièmement, le contenu de la maison : ce qui s'y trouve troisièmement, l'arrangement ou l'ordre de la maison, comment le contenu est mis en valeur et déployé; la place de chaque chose, la position de chacun, et ainsi de suite. Bien entendu, avec ceci se trouve étroitement associée l'idée de gouvernement. La structure, le contenu, l'arrangement, l'ordre et le gouvernement de la maison: tout cela est contenu dans cette expression, la Maison de Dieu.

Tout d'abord, la Maison de Dieu est l'édifice de Dieu, la structure de Dieu. « Je bâtirai mon assemblée ». Ceci appartient à Dieu. L'homme ne peut pas faire cela, et il est impertinent de s'en saisir et d'en faire la chose de l'homme. Dieu Lui-même est le Seul gouverneur et gouvernant de cet édifice.

Ensuite, ce qui est présent dans cette Maison s’y trouve parce que Dieu l'y a placé, et rien ne peut avoir une place, en tant que « pierre vivante » , dans la Maison de Dieu, à moins d'y être placé par Dieu. Vous ne pouvez pas « vous joindre » à la Maison de Dieu de votre propre chef. Vous pouvez parler de « joindre l'Église » mais cela appartient entièrement à un autre domaine de choses: Dans le Nouveau Testament « Et le Seigneur ajoutait tous les jours à l’assemblée ceux qui devaient être sauvés. », (Actes 2:47). Le Seigneur ajoutait. Seuls ceux que le Seigneur inclut sont dans la Maison de Dieu.

Troisièmement, l'ordre dans la Maison de Dieu est l'ordre de Dieu. Dieu est un Dieu d'ordre ; Satan est le dieu de l'anarchie et de l’iniquité. Dieu a un ordre pour Sa Maison, et Il est très minutieux et exigeant à cet égard. Cela est clairement démontré dans la première lettre aux Corinthiens. Si nous ignorons cet ordre-là, si nous le dédaignons, le mettons de côté, ce sera pour notre propre perte, à notre propre détriment. Nous découvrirons que dans nos vies il y aura de la frustration, de la limitation ; Dieu ne mettra pas Son sceau d’approbation sur nous. Le Saint Esprit est le gardien de l'ordre divin, et donc nous serons sous cet ordre là si nous sommes sous le gouvernement du Saint Esprit.

Notre placement dans la Maison de Dieu est la prérogative de Dieu par le Saint Esprit. La place que nous occupons, la fonction que nous remplissons, doivent être désignées par Dieu. Si nous essayons de faire ce que Dieu ne nous a jamais demandé de faire, nous serons des réfractaires dans la Maison de Dieu. Mais si, sous le gouvernement du Saint Esprit, nous sommes satisfaits de la raison pour laquelle le Seigneur nous a introduits dans Sa Maison, nous serons en repos ; il y aura de la liberté et non pas de la friction. Dieu gouverne Sa propre Maison : c’est Son gouvernement car c’est Sa Maison. Et, comme je l'ai dit ailleurs, ce n'est rien d'autre que de l'impertinence d'entrer dans la Maison de Dieu et d'essayer d’en renverser l'ordre, ou d'imposer notre propre ordre. Nous devons toujours chercher à nous soumettre au Saint Esprit, et à Son ordre, dans la Maison de Dieu.

2. Le Tabernacle et le Temple

La seconde représentation de la Maison se trouve dans le Tabernacle et le Temple. Ils sont identiques quant au but. Il y a deux idées principales en relation avec ces désignations.

Premièrement, ils sont l'endroit où Dieu est, le lieu où Dieu choisit d’être et où Il peut être trouvé, et, normalement, c'est dans Son Tabernacle, dans Son Temple – dans l'Église. L'Église est supposée être, est en vue d'être, l'endroit où l'on trouvera Dieu, où Dieu est présent. Il ne s’agit pas d’un édifice mais du peuple de Dieu. Il se choisi un endroit pour Lui-même. Combien sont nombreuses les illustrations de ceci dans l'Ancien Testament (cf. Psaume 132:13-14). Et les paroles de Son propre Fils sont : « Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d’eux. », Matthieu 18 :20.

C'est ici l'énoncé d'un principe éternel. Dieu a fait le choix de S'établir ou de Se localiser : Il choisit d’être en un certain endroit, et c’est là, que vous Le trouvez. Combien nous aspirons à nous étendre sur cela! Mais si vous, en tant que croyant, en tant que chrétien, vous vous détachez du peuple du Seigneur, et vous en allez sur votre propre chemin indépendant, vous vous trouverez bien vite dans la situation de Thomas – là où le Seigneur ne se trouve pas. Et comme Thomas, vous ne trouverez pas le Seigneur à moins que vous ne reveniez parmi les autres disciples. Dieu a choisi Son Temple, Son Temple spirituel, comme le lieu où Il nous rencontrera et l'endroit où Il peut être trouvé.

Et quand ce lieu est comme il doit être, selon la pensée divine, c'est alors aussi le lieu où Il parle. Par surcroît, plus les conditions, au sein d’une compagnie, correspondent étroitement à la pensée de Dieu, à la volonté de Dieu pour l'assemblée ; plus vous L'entendrez parler clairement et pleinement. Vous entendrez davantage de la part du Seigneur dans de telles conditions que là où il y a une idée approximative et moins fidèle de Sa conception du Temple.

La seconde pensée en relation avec le Tabernacle ou le Temple est que c'est le lieu où Dieu est adoré. La réalité ici est « sainteté à l'Éternel ». Cependant, la Maison spirituelle de Dieu, n'est plus maintenant une structure, mais un peuple, et donc le Temple exprime la pensée d'un peuple qui adore. Et qu'est-ce que l'adoration ? Nous avons souvent défini l'adoration comme le fait que tout est attiré dans la direction de Dieu, tout est dirigé vers le Seigneur. C'est ici la « sainteté (ou entièreté) à l'Éternel », tout étant pour Lui. Voilà comment l'Église devrait être ; c’est ici la pensée de Dieu.

3. Une Nation Sainte

Par Pierre, nous apprenons que l'Église est une nation – « une nation sainte » ; (1 Pierre 2:9 citant Exode 19:6). Comme nous le savons, l'Ancien Testament nous éclaire largement à ce sujet. Comme nous l'avons dit au début, c'est un peuple séparé des nations pour la cause de Son Nom, une nation qui doit former, ici-bas et à présent, une nation céleste, une nation d'un ordre différent (bien sur, le mot « céleste » lui-même, implique ceci), une nation céleste tirée des nations et se trouvant cependant au milieu des nations. Mais il y a trois choses à noter en relation avec cette conception de l'Église en tant que nation.

La première chose est le principe ou la loi de la séparation. Cela est clairement illustré, et avec force, dans le cas d'Israël, en tant que figure terrestre de cette Église ; séparée des nations. Israël a perdu son intégration même, sa vocation, sa puissance, sa gloire – tout – quand il perdit cet état qui le distinguait des autres nations ; quand il permit que des relations soient établies entre lui et elles, et qu'il se mit à adorer leurs dieux. Ce fut à cause de la perte de cette distinction et de cette particularité en tant que nation, qu'Israël alla en captivité. L’Ancien Testament est une source inépuisable de principes spirituels. Si cela est vrai dans le domaine temporel et terrestre combien plus cela doit être vrai dans le domaine spirituel, céleste et éternel ! Si il y a une chose qui explique, peut être plus que toute autre, la perte de la gloire, de la puissance, de l'influence, et de la présence de Dieu, dans l’Église à travers les siècles, est l’infiltration du monde en elle ; et elle s’impliquant dans les affaires du monde. Ceci a provoqué une perte de distinction et de séparation.

De plus, la nation était un peuple divinement constitué tout en étant séparé. Qu’il était séparé il n'y avait aucun doute à ce sujet – comme le démontre sa séparation de l'Égypte! Pharaon tenta de parlementer sur ce point-là ; il suggéra qu'ils laissent un petit quelque chose derrière, un petit rattachement. « Non », dit le Seigneur par l' intermédiaire de Moïse, « il n’en restera pas un ongle », (Exode 10:24-26). Et puis considérez la brèche que Dieu a faite, le fossé qu'Il a placé entre Israël et l'Égypte. Tout cela est très représentatif. Mais ensuite, quand Il les fit sortir, Il les constitua en une nation. Ils sortirent comme une multitude, nous pourrions presque dire comme une cohue; et puis Dieu les prit en mains pour les former et les constituer en une entité, dotée de lois et de principes spirituels gouvernant chaque détail de leur vie. Ils furent amenés exactement sous le contrôle direct du Ciel, là où rien de ce monde ne pouvait répondre à leur besoin. Leurs ressources étaient entièrement d'en-haut ; ils étaient un peuple constitué sur des principes célestes, sous un gouvernement céleste. C'est cela l'Église!

Troisièmement, Pierre, dans une déclaration compréhensive, nous dit que le but de notre appel est « que vous annonciez les vertus (les excellences) de celui qui vous a appelés » , de Celui qui « vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière ». La vocation de cette nation sainte est de manifester Ses « excellences » : en d'autres termes de montrer combien Dieu excelle, combien Il est transcendant. C'était là la vocation d'Israël, et si cela fut vrai de façon limitée et terrestre en ce qui le concernait ; combien plus cela est vrai de l’Église de façon céleste et universelle. De manifester Ses excellences, combien Il excelle: c'est là ce qu'Il recherche à faire constamment. Comme nous l'avons souvent dit, Il permet à l'ennemi de faire beaucoup, et ensuite Il transforme ce que fait cet ennemi en gloire.

« Les vertus (excellences) [de Christ] » manifestées dans l'Église et par l’Église : voilà quelque chose à méditer. Considérez le livre des Actes de ce seul point de vue, et constatez l'accomplissement de ce que Paul a dit bien des années plus tard: « Or, frères, je veux que vous sachiez que les circonstances par lesquelles je passe sont plutôt arrivées pour l’avancement de l’évangile ». », (Philippiens 1:12). Pensez simplement aux choses qui lui sont arrivées – et toutes contribuèrent à l’avancement de l'évangile! Voilà une voie par laquelle Ses « excellences » sont exposées. Si les anges observent ces choses, très certainement ils couvrent leurs faces et leurs pieds en adoration, alors qu'ils considèrent la grâce de Dieu se déployant dans les serviteurs et enfants de Dieu qui se trouvent dans les souffrances – les « excellences » de Sa grâce.

4. L'Église

Pour notre quatrième description, nous en venons au mot « Église » lui-même. Comme nous le savons, ceci traduit le mot grec ekklesia, un mot très riche et complet qui fut approprié par Christ et les apôtres et employé pour décrire ce corps élu de toute éternité : l'Église. L'équivalent moderne de ce mot est notre mot « assemblée » un mot qui porte en lui-même tous les éléments de la signification de l'original grec. Dans le monde grec, certaines personnes étaient choisies, élues, pour une fonction officielle soit dans le conseil municipal, ou dans le gouvernement provincial ou national selon que cette fonction s'exerçait respectivement dans une cité ou dans une province ou dans un état. Et à une date donnée, quand il y avait des affaires d'état à régler, et quand une session devait être convoquée, les messagers s'en allaient pour réunir les hommes, pour convoquer l'assemblée en vue de traiter les affaires de l'état ou de la cité. Un tel groupe d'hommes était appelé ekklesia.

Ce n'était pas une affaire d'Église ou « ecclésiastique », comme nous le pensons; c'était une affaire purement politique, soit d'une municipalité, d'une province ou d'un état ; c’était « l’Assemblée » . Cela exprimait l'idée d'une compagnie élue, réunie pour traiter les affaires du royaume. C'est le terme qui fut approprié et appliqué à l'Église. Et combien est riche cette idée! Une compagnie élue, appelée ensemble dans le but de continuer l’œuvre du Royaume ! Une compagnie élue : « élus en lui avant la fondation du monde. », (Éphésiens 1 :4) ; « appelés à la communion de son Fils » (1 Corinthiens 1 :9); appelés « selon le propos éternel », (Éphésiens 3 :11). Ainsi, nous sommes appelés ensemble, et, avec Lui, chargés des affaires de Son gouvernement. Puissions-nous, en tant qu’assemblée, nous rapprocher de cela plus fidèlement et plus pleinement !

5. Le Corps de Christ

Nous arrivons ensuite à « l'assemblée qui est Son Corps ». Nous lisons cela dans Éphésiens 1:22-23, il y a bien sur un certain nombre d'autres références à l'Église sous cette désignation ou ce titre. Quelle est la suggestion, ou la fonction d'un corps physique ? Tout d'abord, le corps d'un homme est un véhicule pour l'expression de sa personnalité. Vous ne pouvez pas toujours découvrir la personnalité par le moyen des traits et du corps, mais habituellement les gens se révèlent, dans une certaine mesure, par leur corps. Même si, dans certains cas, vous trouvez difficile de deviner ce qui se passe intérieurement, le fait même qu’il soit difficile de les deviner vous informe qu'ils n'ont pas l'intention que vous sachiez – vous avez déceler certaines choses à leur sujet. Nous ne pouvons pas facilement échapper au fait que, soit par un geste, un regard, une expression, ou de bien d'autres façons, nous nous révélons par notre corps. Cela est en tout cas une intention du corps: être l'expression de l'intérieur de l'homme, le pourvoir d’un moyen de s'exprimer.

De même, « l'assemblée qui est Son Corps » est le vase, « l’incarnation » du Seigneur l'Esprit, dans lequel et par lequel Il doit S'exprimer. Si l'Église, telle que nous la rencontrons en se trouvant parmi ses membres, concordait avec la pensée divine, nous saurions à quoi ressemblerait le Seigneur. Prenons ceci à cœur : que notre existence même en tant qu'assemblée est afin que les gens sachent à quoi ressemble Christ. Hélas ! nous Le décevons tellement quant à ce témoignage. C'est souvent si difficile de percevoir le réel caractère du Seigneur Jésus dans Son peuple. Mais c'est là la toute première signification du corps de Christ.

En outre, (et ici nous sommes sur un terrain familier) un corps physique est un ensemble organique. Ce n'est pas une entité mise ensemble de l'extérieur. C'est quelque chose qui est marqué par une unité, par la raison d'une vie intérieur ; il s’y trouve des relations dans chaque partie et entre toutes les parties, il y a dépendance et interdépendance, la moindre des parties de ce corps est affectée par ce qui se passe dans une toute autre partie. On pourrait s'étendre beaucoup sur cela. Mais nous avons beaucoup plus à apprendre encore en ce qui concerne l'application spirituelle actuelle, de cette réalité au sujet de l'assemblée en tant que Corps de Christ. Nous avons besoin d'être amené à l'intérieur même de ce grand « système sympathique » du Corps. Et cela requiert une réelle oeuvre de grâce en nous. Il y a bien des manières dont cela est exprimé dans la Parole. « Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez liés avec eux, de ceux qui sont maltraités, comme étant vous-mêmes aussi dans le corps. », (Hébreux 13:3). C'est à dire, que nous devons entrer dans leurs situations par l'Esprit. C'est un ensemble organique : « Et si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui. », (1 Corinthiens 12 :26). Il est probable que nous souffrons beaucoup pour des choses dont nous ne savons rien. Il y a de la souffrance ici et là, et nous y sommes impliqués : le Seigneur recherche à nous engager dans les besoins des autres ; à nous entraîner dans leur conflit.

Mais, que nous saisissions ou non cette vérité, que nous y soyons sensibles ou non et que nous la comprenions ou non, c'est un fait de Dieu qu'il en est ainsi. Les croyants d'un lieu sont dépendants des croyants d'un autre lieu; ils sont affectés. C'est comme un tout; il y a un système nerveux sympathique qui traverse tout le corps. Si seulement vous et moi devenions réellement plus sensibles spirituellement, l'expression du Corps serait beaucoup plus parfaite. Notre état de mort, notre insensibilité, notre manque de réelle sensibilité spirituelle, a pour résultat qu'il y a plus de souffrance, plus de perte, qu'il n'est nécessaire d'en avoir.

Si seulement nous pouvions, non pas de façon mécanique, ni par information, mais sur le principe du Corps, être mis en mouvement dans une sympathie et une coopération universelles avec le peuple de Dieu! Notre sensibilité est si souvent mécanique ; nous devons lire ou entendre le rapport de lettres, recevoir d'une façon ou d'une autre une information, en vue d'être stimulé à prier dans une certaine mesure. Mais je crois que, ces moyens étant complètement mis à part, si nous étions réellement dans l'Esprit, Celui-ci déposerait sur nos cœurs des fardeaux en faveur des autres. Ne pensez-vous pas que c'est une question que nous devrions continuellement apporter devant le Seigneur ? « Seigneur, il y a quelqu'un qui est en prière aujourd'hui pour quelque sujet, est-il possible que je sois la réponse à leur prière ? Si oui, montre-moi, conduis-moi, place cela sur moi ». C’est cela la relativité et la sensibilité spirituelles. L'identité unitaire du Corps est une grande vocation.

 

6. Une Sacrificature Royale

La sixième description se trouve encore dans la première épître de Pierre : « une sacrificature royale », (1 Pierre 2: 9). Il cite encore Exode 19:6 : « un royaume de sacrificateurs ». Remarquez l'association de deux idées : roi et sacrificateur, royaume et sacrificature, deux fonctions associées : le trône et l'autel. Quelle est donc la signification de cela ? Il s’agit sans aucun doute que c'est par la soumission, le renoncement, l’abandon, le dépouillement et la souffrance que le Trône opère, que la puissance divine s'exerce dans cet univers. C'est la souffrance et la gloire, la faiblesse et la puissance – choses qui semblent être des contradictions. Mais c’est ce que nous avons dans la Parole: « Au milieu du trône … un agneau. », (Apocalypse 5:6). Ici est le symbole le plus fort de l’infléchissement, même au mal, (je ne parle pas de non-résistance au péché, mais à ce qui est subi à tort, à l'injustice) : un Agneau mené à la boucherie, et à travers ce sacrifice Il est amené au Trône (Esaïe 53:7 ; 52:13).

Ce sont ici des principes spirituels d’une très grande importance. « Prenez mon joug sur vous, et apprenez de moi, car je suis débonnaire et humble de cœur. », (Matthieu 11:29). C'est le Roi qui parle: c'est Celui entre les mains duquel il est dit : « Toute autorité m'a été donnée dans le ciel et sur la terre.», (Matthieu 28:18). Voyez comment Il a reçu l'autorité, comment Il a atteint le Trône! L'assemblée est supposée ressembler à cela: une sacrificature royale, d'un côté engagée dans le sacrifice et la souffrance, comme le sacrificateur, et en même temps gouvernant et régnant sur le Trône, comme un roi.

7. Un Homme Nouveau

La septième représentation est : « Un seul homme nouveau », (Éphésiens 2 :14-16 ; Galates 3 :28). Le titre préféré et utilisé par Jésus Lui-même est: « Le Fils de l'Homme » . Bien entendu, « l'unité » dont il est fait mention par Paul est le résultat de la disparition de l’entité de ceux qui composent cet « homme nouveau ». Il n'y a plus de Juif, ni de Gentil : en tant que nationalités différentes, en tant que représentants de deux ordres humains, ils ont disparu, ils se sont éteints. Ils ont disparu, et à leur place il y a « un seul homme nouveau ». En considérant tout ce que nous avons dit au début, quant à la signification de l'Incarnation, nous devons dire que l'assemblée est une entité totalement différente : elle représente une humanité atypique et singulière, elle constitue une race d’homme distincte; un ordre différent, exactement comme Christ était différent.

Chez Lui la différence était intérieure. En Le considérant de l'extérieur, les gens ne discernaient pas la grande différence. Il se peut qu'il y ait eu quelques traits qui étaient différents des autres hommes, mais s'il en fut ainsi, ils n'ont pas été impressionnés par ces traits. Ils ne voyaient pas la différence qu'il y avait entre Lui et les autres hommes. « Celui-ci n'est-il pas le charpentier ? », (Marc 6:3). Ils parlaient de Lui comme ils l'auraient fait d'autres hommes, le considérant de l'extérieur. Mais en tant qu'homme Il était différent. L'homme qui se trouvait à l'intérieur de l'enveloppe corporelle était un homme différent, gouverné par des lois différentes, par des conceptions entièrement différentes, de celles par lesquelles les autres gens étaient gouvernés ; Il était gouverné par les cieux, et ainsi, dans ce sens, Il demeurait un mystère.

Bien des années plus tard, Jean disait, en écrivant sa lettre: « c'est pourquoi le monde ne nous connaît pas, parce qu'il ne l'a pas connu . », ( 1 Jean 3:1b). Nous aussi sommes des êtres d'un autre genre; et cela devrait être, si je peux m'exprimer ainsi, tout à fait naturel. Le réel secret, la signification réelle est intérieure, n'est-ce pas ? Extérieurement nous ne sommes peut-être pas différents des autres gens, bien qu'il doive y avoir quelques marques extérieures ceci n’est pas quelque chose que nous produisons, nous n'essayons pas sans cesse d'être différents. Mais effectivement il y a le fait (dont nous ne sommes pas nous-mêmes conscients) qu'il y a quelque chose en nous et parmi nous qui n'appartient pas à cette création ; quelque chose qui parle d'un autre monde, d'un autre ordre, d'une autre vie, d'une autre nature. Dans des circonstances données, nous ne nous comportons pas simplement comme d'autres le feraient. Et l'Église, composée de beaucoup d'individualités, est appelée à ressembler à cela: un « seul homme nouveau ».

8. L'Épouse

La huitième description est celle de « l’Épouse, la femme de l'Agneau ». Ici nous devons faire appel à un grand nombre de passages des Écritures dans la Genèse, Matthieu, Marc, Éphésiens et l'Apocalypse. Presque la dernière parole de l'ange à l'apôtre Jean fut: « Viens ici, je te montrerai l'épouse, la femme de l'Agneau. », (Apocalypse 21 :9b), il y a dans ce verset des termes presque synonymes, et cependant pas tout à fait identiques quant à leur signification. Rappelons-nous tout d'abord de quelque chose du commencement de cette relation. La première parole la concernant est venue de Dieu Lui-même : « Il n'est pas bon que l'homme soit seul », (Genèse 2:18). L'idée de cette relation, donc, au commencement même, a été celle d'une communion et d'une compagnie: l'idée sublime de la relation entre Christ et Son Église. « Christ a aimé l'assemblée et s'est livré lui-même pour elle », (Éphésiens 5:25). Dieu, pour ainsi dire, a considéré Son Fils, et a dit « Il n'est pas bon que mon Fils soit seul ». L'Église – mystère des mystères! – est supposée être dans cette relation par rapport à Christ : être Sa compagne, avoir communion avec Lui, avoir des échanges de pensée, de cœur, d’être parfaitement unis.

Et puis Dieu a dit: « Je lui ferai une aide qui lui corresponde », (Genèse 2:18). « Je lui préparerai une personne qui lui sied afin qu'elle l'aide, une personne appropriée pour l'assister ; une aide qui lui corresponde. ». Une idée très simple, mais reportez cela à l'Église. Elle est appelée à apporter son aide à Christ, à tenir compte des besoins de Christ, des désirs de Christ, se maintenir tout entière dans Sa direction. « Comment puis-je aller au devant de Lui, de Ses désirs et de Ses besoins ? Comment puis-je mieux servir Ses intérêts ? » C'est là, bien entendu, l'idée biblique d'une épouse, et la Bible a en vue que la relation terrestre soit un reflet de celle qui est céleste: « comme Christ et l'assemblée », (cf. Éphésiens 5:25, 29, 32). Le point est le suivant: vous et moi, si nous faisons partie de l'assemblée, nous devons porter toute notre attention vers Lui. Comment pouvons-nous mieux Le servir, comment pouvons-nous Le satisfaire ? Comment pouvons-nous anticiper Christ et Ses besoins, Ses désirs et ce qui sera en faveur de Ses intérêts ? C'est là la toute première idée liée à celle d'Épouse, la femme de l'Agneau.

Avec cela, bien entendu, vient l'idée d'identité: « Ils seront une seule chair », (Genèse 2:24 ; Matthieu 19:5 ; 1 Corinthiens 6:16). Ils sont Un et non plus deux à présent, mais un – une seule chair. Souvenez-vous d'Éphésiens 5 à cet égard. En outre, cette position relationnelle est Son accroissement. « Fructifiez, et multipliez... », (Genèse 1:28). « Il verra une semence… Il verra du fruit du travail de son âme, et sera satisfait. », (Esaïe 53:10-11). Comment ? Il n'y a aucun autre moyen si ce n'est par l'assemblée. Notons ceci, le travail de Son âme doit être satisfait par le fait que l'assemblée amène à l'existence des nouveaux-nés. Cela place l'évangélisation sous une lumière nouvelle, n'est-ce pas ? C'est pour Lui. Ce n'est pas simplement l'intérêt d'avoir des âmes sauvées : c'est dans le but que Lui puisse contempler le travail de Son âme, qu'Il soit satisfait. L'assemblée est le vase dans lequel et par lequel Christ est reproduit, par lequel, pouvons-nous dire, Il est propagé. Et toute « assemblée », qui se nomme ainsi, qui n'est pas reproductrice, à laquelle le Seigneur n'ajoute pas, dans laquelle n'ont pas lieu des naissances spirituelles, a manqué le but de sa relation avec Christ.

9. La Cité

La dernière représentation est celle de la Cité. A la fin de l'Apocalypse, il nous est raconté que l'ange, après avoir dit : « Viens ici, je te montrerai l'épouse, la femme de l'Agneau. », (Apocalypse 21:9), emporta l'apôtre « en esprit sur une grande et haute montagne, et il me montra la sainte cité », (verset 10). Ce ne sont pas deux entités séparées. Toutes ces appellations appartiennent à une seule entité, et elles représentent la même chose considérée de différents points de vue. Si vous étudiez cette appellation « la Cité » , je pense que vous découvrirez qu'elle rassemble en elle-même tous les éléments des autres descriptions elles se réunissent toutes en celle-ci.

Remarquez quelques-uns des traits de cette Cité. Tout d'abord, sa grandeur. Qu'elle est grande! Cela met en valeur la grandeur spirituelle de l'Église en union avec Christ. Considérez encore sa force – sa « grande et haute muraille », (verset 12) ; quelle force il y a dans cette Cité! C'est la force spirituelle de l'Église en union avec Christ. Elle a démontré la véracité de la déclaration: « les portes du hadès ne prévaudront pas contre elle. », (Matthieu 16:18). Le hadès a été remué dans ses profondeurs, il a épuisé toutes ses ressources contre l'assemblée; mais l’assemblée poursuit sa route – c'est une assemblée conquérante. Sa force n'est pas celle des hommes. Considérez encore sa pureté: « Son luminaire était semblable à une pierre très-précieuse, comme à une pierre de jaspe cristallin. », (verset 11), son fleuve, limpide comme du cristal (22:1) – c'est la pureté de l'Église à la fin. Regardez encore sa beauté: « Les fondements de la muraille de la cité étaient ornés de toute pierre précieuse », (verset 19). C'est une cité magnifique. Ses portes de perle (verset 21) parlent des souffrances et du sacrifice de communion avec son Seigneur dans Ses afflictions. Considérez sa vitalité (22:1-2), et sa luminosité (21:11, 23, 24 ; 22:5) – sa vie et sa lumière. Considérez sa plénitude de ressources: les arbres rendant leur fruit tout au long de l'année, (22:2). La reproduction constante, sans interruption – quelque chose de grandiose et de différent. Et finalement, partout le nombre douze écrit en grand : douze fondements, douze portes, douze anges, douze mille stades – tout parle de gouvernement spirituel.

Telle est la présentation qui nous est donnée de l'Église à la fin, lorsqu’enfin l’œuvre sera terminée. Prenons note que cela nous est présenté comme un fait établi. Présentement, nous pourrions très bien désespérer que cela puisse jamais être réalisé, mais cette révélation prophétique nous a été donnée pour nous montrer exactement ce à quoi elle ressemblera à la fin. Peu importe comment sont les choses maintenant, en un sens il importe en effet de savoir comment elles sont – mais dans un autre sens, peu importe comment sont les choses – car nous voyons comment il en sera à la fin. Pour conclure, reconsidérons la description précédente : « Afin que lui se présentât l’assemblée à lui-même, glorieuse » – une assemblée sainte, pure et sanctifiée – « n’ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, mais afin qu’elle fût sainte et irréprochable. », (Éphésiens 5:27).

 

 

 



Par Actes2-42
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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /Oct /2009 13:51

Chapitre 3 – La Puissance du Témoignage

"Ayez en vous la pensée qui était en Christ-Jésus, lui dont la condition était celle de Dieu, il n’a pas estimé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais il s’est dépouillé lui-même, en prenant la condition d’esclave, en devenant semblable aux hommes; après s’être trouvé dans la situation d’un homme, il s’est humilié lui-même en devenant obéissant jusqu’à la mort, la mort sur la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. ». Phil. 2:5-11 

"Il l’a mise en action dans le Christ, en le ressuscitant d’entre les morts et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes, au-dessus de toute principauté, autorité, puissance, souveraineté, au-dessus de tout nom qui peut se nommer, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir. Il a tout mis sous ses pieds et l’a donné pour chef suprême à l’Église, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous. ". Eph. 1:20-23.

Dans notre présente méditation, nous sommes amenés à la question de la puissance du témoignage. C'est peut-être la question majeure pour l'Église. Peu importe ce que l'Église possède, si elle est sans puissance, elle est sans effet. Pour la réalisation de son objectif et la justification de son existence, il doit s'agir d'une expression, un instrument de la puissance de Dieu dans le Christ exalté.

Lorsque nous parlons de l'Église, ne mystifions rien. Nous devons nous rappeler que l'Église fonctionne en représentation, bien que cette représentation, soit seulement en paire. Pierre et Jean, par exemple, comme dans les Actes 4, ne sont pas seulement des hommes par eux-mêmes, ils fonctionnent en relation avec l'Église et l'Église s'exprimait par eux à ce moment-là. Vous remarquez que l'Esprit Saint est très fidèle à ce principe dans l'ensemble de cette histoire. Ils sont revenus parmi les leurs, et leur ont raconté tout ce que les dirigeants leur avaient dit. Quand les autres membres de l'église entendirent ces choses, ils vinrent ensemble dans la prière devant le Seigneur. Ils ont fait la prière. Ce n'est pas dit que Pierre et Jean l'aient fait, mais lorsque la congrégation a entendu, ils ont prié et ont repris le Psaume devant le Seigneur en ce qui concerne la situation actuelle. C'était l'Église en fonction. L'ensemble des choses était celui de l'Église et fonctionnait par la représentation en paire. Deux est le sens de toute représentation divine, et l'ensemble de la question est que l'Église fonctionne en puissance, même si elle n'est seulement que deux ou trois, ou une petite congrégation.  Ceci après tout, est le témoignage de l'Église qui doit être représenté, et qui doit être une expression de la puissance divine.

Le Seigneur voudrait nous marquer par la puissance spirituelle. Non pas par des mots puissants, mais par des actes puissants. Ce sont les gages du Royaume de Dieu, et, bien sûr, la puissance a toujours été une matière vivante, une question, un intérêt pour le peuple de Dieu, et c'est une question à propos de laquelle le Seigneur éprouve le cœur de son peuple à nouveau dans ces jours. Nous croyons qu'Il fait cela dans de nombreuses régions, et nous dirons même que peut-être, partout dans le monde du Seigneur, des gens honnêtes sont exercées sur la question de la puissance spirituel. En d'autres termes, ils sont préoccupés par le manque de puissance, la faiblesse spirituelle, l'inefficacité, et ils appellent à une nouvelle visite de l'Esprit Saint, avec le désir qu'il y ait une nouvelle manifestation de la puissance divine.

Maintenant le Seigneur a un peu de lumière à jeter sur cette question de pouvoir, car il ne fait pas que donner la puissance bon gré mal gré, ou comme quelque chose en elle-même, et il ne donne pas l'Esprit Saint comme sur une base  de puissance, mais Il a toujours un arrière-plan et une base pour l'exercice de la puissance, et nous avons besoin de savoir, et le reste du peuple a besoin de savoir, ce que la base de la puissance est en réalité pour le Seigneur.

Prenant comme exemple le chapitre Actes 4 à titre d'illustration, vous remarquerez que même si la puissance est évidente, et la puissance est la caractéristique de l'Église à ce moment-là, que ce pouvoir est lié au Nom de Jésus. Six fois dans ce chapitre il est fait référence au nom de Jésus. "Il n'y en a pas sous le ciel d'autre nom donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés." C'est une question du nom, par quelle autorité et dans quel nom ils ont fait cette chose. Pierre a répondu: «Qu'il soit connu de vous tous ... que par le nom de Jésus-Christ ... cet homme se tient devant vous tout entier.» Il s'agit d'une question de nom qui est aussi la question de l'autorité, le titre supérieur hiérarchique, le Nom supérieur par lequel ce pouvoir a été manifesté. Ainsi la puissance est lié au nom de Jésus.

Quand nous nous tournons vers la lettre aux Philippiens, et au passage dans Ephésiens, on nous donne un aperçu de la base morale et spirituelle du Nom, et donc de la puissance dans l'Église, et on nous donne une très vaste perspective de celle-ci. 

On nous dit, tout d'abord, que Jésus de Nazareth avant les temps éternels subsistait dans la forme même de Dieu. Vous devez y retourner pour votre premier aperçu sur la question de la puissance, quant à qui est Jésus de Nazareth de toute éternité. Il subsiste sous la forme de Dieu, c'est l'ensemble des attributs essentiels de la Divinité, de Dieu qui sont siens. Jean fait une chose absolue, comme nous le savons: «Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et la Parole était Dieu." Il n'y a rien à ajouter. Paul le dit ainsi: "Qui subsiste sous la forme de Dieu". Alors que Jésus de Nazareth, de toute éternité est Dieu, et rien de ce qui s'est passé au cours du cycle de l'histoire, l'histoire de sa personne, ne l'a altéré.

La prochaine phase n'affecte en rien ce fait fondamental et éternel. Lorsque nous Le voyons sortant de sa demeure éternelle en Dieu, et prenant la forme d'un homme, d'un serviteur, se vidant lui-même, il ne fait aucune différence au fait fondamental et originel. Soyons parfaitement clairs sur ce point. Je ne veux pas entrer en argumentation théologique, mais nous devons être parfaitement clairs à ce propos, que Jésus de Nazareth est de toute éternité Dieu dans tous les attributs essentiels de la Divinité, et il n'est pas lui-même, dépouillé de ses attributs, Il ne s'est pas dépouillé de lui-même comme Dieu. Quand la Parole dit qu'il s'est dépouillé lui-même, ceci se rapporte clairement à la forme et non à la personne. Il a existé, ou subsiste encore, sous la forme de Dieu, Il est maintenant sous la forme de l'homme, et c'est tout ce que l'on entend par dépouiller lui-même, et c'est un assez grand dépouillement pour chacun à examiner. On ne peut pas envisager un plus grand dépouillement que cela. Celui qui a existé dans la forme de Dieu, c'est l'Homme, mais Il est toujours l'Homme-Dieu dans la forme.

L'humilité n'a pas commencé quand Il a pris forme d'homme. L'humilité a commencé: "... existant en forme de Dieu, n’a point regardé son égalité avec Dieu comme une proie à arracher,". Il n'a pas de fierté à propos de sa position. Bien sûr, cela met en évidence Satan en première instance, qui convoite son égalité avec Dieu, et c'est là son orgueil. Il n'y avait pas d'orgueil personnel, d'auto-glorification dans la position du Seigneur Jésus, pas d'auto-exaltation, pas de convoitise à saisir quelque chose pour lui-même. C'est là que l'humilité de Dieu est trouvée. Dieu n'est pas vantard, fier, ou auto-gratifiant.

Ce que nous cherchons à préciser est que l'humilité n'est pas seulement une caractéristique de l'homme, c'est aussi une caractéristique de Dieu, c'est une chose divine, une chose qui appartient à Dieu. L'humiliation et l'humilité sont deux choses différentes. L'humiliation du Seigneur Jésus est une chose, Son humilité est une autre chose. Son humilité est éternelle, elle vient de l'éternité, et appartient à Sa Divinité propre.

Maintenant, vous remarquez que Lui, là-bas dans l'éternité, était marqué par cette humilité qui ne contemplait pas l'égalité avec Dieu comme une proie à être saisie, mais ensuite, se dépouilla lui-même, et se trouvant dans la forme de l'homme, s'est abaissé. Vous remarquez la différence. Il y avait l'humilité dans la Divinité, mais cette humilité est devenu humanité, et va toujours plus profondément. Il y a une humilité, qui appartient au ciel, mais quand vous faites descendre l'humilité du ciel, ici dans une condition telle qu'est ce monde, et vous l'humiliez à ce niveau, vous la plongez dans l'humiliation la plus profonde. Il s'est humilié lui-même quand il est venu comme un homme. En tant que Dieu, il se dépouilla lui-même, comme homme il s'est abaissé. Quelle profondeur! Satan et Adam ont cherché à s'exalter à l'égalité avec Dieu. Voici un Qui n'a pas cherché à saisir cette égalité avec Dieu, mais s'est dépouillé lui-même.

Ensuite, (et non pas comme notre traduction dit: "... ... il s'est fait obéissant ...")" ... se faisant obéissant jusqu'à la mort, même la mort de la croix ", nous voyons que sa vie était une continuelle humiliation vers l'obéissance de la croix. Toute sa vie ici a été une vie avec la croix en vue, qui exigeait l'obéissance continue jusqu'à la mort. La mort agissait en tout temps, et Il le savait. Elle était devant Lui, et Il persévérait dans l'obéissance tout en la contemplant. Combien de fois les tentations Lui sont venues, pour Lui faire tourner le dos à cette manière de mourir. Un disciple lui dit: "Loin de toi cette idée". C'est une tentation de ne pas être obéissant jusqu'à la mort. Dans le désert, le diable L'a tenté trois fois de façon autre que l'obéissance jusqu'à la mort, qu'Il parvienne à son but ultime par une autre voie. Il devenait de plus en plus obéissant à tout moment jusqu'à l'acte final de l'obéissance jusqu'à la mort, ce qui implique une humiliation constante de lui-même comme homme, alors qu'Il aurait pu s'élever, être exalté, qu'ils auraient pu faire quelque chose de Lui, quand Il aurait pu faire quelque chose de Lui-même. Satan Lui dit, "Jette-toi en bas ..."; si tu le fais, tu seras gardé, et tu viendras parmi ce peuple et tout le monde viendra à toi et dira que c'est Dieu! Mais il a été obéissant jusqu'à la mort, par la voie de l'humilité, l'obéissance, l'abnégation.

«C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom». Il subsistait dans la forme de Dieu, Il a pris la forme de l'homme, maintenant dans une étrange façon, qui est toujours le mystère de Dieu et de la personne du Christ, que vous et moi ne comprendront jamais dans cette vie, est née une union entre Dieu et l'homme dans le Christ, afin que, ici dans l'exaltation, ce n'est pas l'exaltation de Dieu à la gloire, c'est l'exaltation de Christ comme homme, le Fils de l'Homme: l'alliage de l'Homme avec Dieu, Dieu est parfaitement homme, en même temps Dieu et Homme. Alors que Jésus porte encore le Nom, c'est Jéhovah-Jésus, c'est Dieu et l'Homme réunis, Jésus de Nazareth avec le nom de Dieu, qui repose sur Lui, l'Éternel. C'est une chose difficile à expliquer, et un domaine très dangereux. Il est nécessaire de vous protéger quand vous parlez de Dieu et l'Homme en Un, mais dans son cas, c'est vrai. Cela ne devient vrai pour nous que dans la mesure, où nous sommes en union avec le Christ, jamais par nous-mêmes. Jamais les attributs de la Divinité et la divinité seront nôtres, sauf dans le Christ, Dieu lui-même s'affilie avec et dans l'homme, et, comme nous l'avons déjà dit, pour rencontrer l'homme dans le Christ, car vivre sur la base du Christ exalté est de rencontrer Dieu. Pour répondre à l'Église, bien que ce soit dans la représentation de deux ou trois, si la représentation est sur la base de l'exaltation du Christ, c'est d'avoir à compter avec Dieu. Cela est indiqué dans les Actes 4: "... Pourquoi ce tumulte parmi les nations, Et ces vaines pensées parmi les peuples? Les rois de la terre se sont soulevés, Et les princes se sont ligués Contre le Seigneur et contre son Oint. En effet, contre ton saint serviteur Jésus, que tu as oint, Hérode et Ponce Pilate se sont ligués dans cette ville avec les nations et avec les peuples d’Israël, pour faire tout ce que ta main et ton conseil avaient arrêté d’avance. ...". C'est le motif de l'appel de la part d'une petite assemblée. Qu'arrive-t-il? Le Seigneur vient et montre qu'il est lié à cela; l'endroit où ils prient est ébranlé. Dieu ne vient sur terre que par l'exaltation de son Fils, et sur la base de la puissance.

La question, bien sûr, est ceci, la puissance dans l'Église, et pour notre objectif la puissance dans l'Église telle que représentée dans deux ou trois ou plus, est une question de notre position sur le plan spirituel et moral dans l'exaltation de Christ. Qu'est-ce que c'est? L'Humilité. Qu'est l'humilité? L'ultime abnégation de soi. Il y a un énorme pouvoir dans l'humilité quand elle est de ce type, quand c'est l'humilité du Christ. Christ est exalté, en raison de son humilité. Il y a plusieurs raisons invoquées dans la Parole au sujet de l'exaltation du Christ. Dans le chapitre 5 du livre de l'Apocalypse, il reçoit la gloire et l'honneur sur la base, ou en vertu de son rachat et de son sang versé. Dans la lettre aux Hébreux, c'est à cause de la souffrance de la mort, et c'est après avoir goûté la mort pour chaque homme, qu'il est couronné de gloire et d'honneur. Dans Jean 17 Il dit qu'il est glorifié, car il a glorifié le Père sur la terre. Mais, dans Philippiens, alors que tout cela est considéré, inclus, c'est le Père lui-même venant à Lui et Le glorifiant, L'exaltant, Lui rendant hommage, sur le terrain de son humilité. Il s'est abaissé, il se dépouilla lui-même. "C'est pour ce motif que Dieu l'a souverainement élevé, lui ...". C'est la raison spirituelle et morale de l'exaltation. L'apôtre prend cela en main et l'applique à la situation des Philippiens, et il dit: "Que ce soit en vous l'esprit qui a également été dans le Christ Jésus".

Qu'est-ce que la puissance? Comment connaîtrons-nous la puissance? La puissance est lié au nom de Jésus. Quel est le nom de Jésus, le Nom qui est au-dessus de tout nom, au-dessus de tout nom dans cet âge et dans celui qui est à venir? C'est celui dans lequel vous trouverez Dieu et l'homme réunis. Dieu était Lui, afin que, lorsque vous Le rencontrez, vous rencontrez l'un et l'autre, lorsque vous touchez l'homme, c'est Dieu que vous touchez, lorsque vous venez contre l'homme, vous êtes contre Dieu, lorsque vous traitez avec l'homme, c'est avec Dieu que vous traitez. C'est ce que l'on entend par le nom de Jésus. Quelle est la base? Il s'est humilié lui-même. C'est l'humilité. Nous avons cherché à définir l'humilité dans notre dernière méditation. L'humilité est l'altruisme, dans tous les sens, et l'abnégation dans le plein sens du terme.

Il semble qu'il était nécessaire que les disciples soient brisés, et qu'il leur soit permis de s'effondrer et de s'écrouler. Certains d'entre nous se plaignent amèrement au Seigneur qu'Il nous ait permis de craquer, mais il y a un autre point de vue. Tous ces disciples avaient une association très étroite avec le Seigneur Jésus dans les jours de sa chair, et pourtant chacun d'entre eux est tombé: «Ils l'ont tous abandonné, et se sont enfui." "Il est écrit: Je frapperai le berger et les moutons seront dispersés. "Ils ont tous échoué, et c'est une triste image à nos yeux après que Jésus-Christ ait été crucifié et enterré. C'est une triste image de ces disciples, mais il semble que c'était nécessaire. Pierre avait une bonne dose de confiance dans ce qu'il pouvait faire, et jusqu'où il pouvait aller. Il était très sûr de lui. Ils devaient tous venir à la conclusion où il est parfaitement clair pour eux que rien en eux ne pouvait suffire, qu'ils ne pouvaient pas résister à ces choses, qu'ils étaient aussi faibles que l'eau quand est venue l'épreuve cruciale . Cela devait être démontré dans leur expérience. C'est essentiel pour la suite de l'histoire. Si nous nous sommes plaint de ce que nous avons connu la faiblesse et l'échec et l'effondrement, il y a une providence divine dans cela. C'est la façon du Seigneur de nous rapprocher du lieu où nous connaîtrons la puissance, parce que la puissance n'est pas en nous, il est dans le Christ, et nous ne pouvons jamais voir la puissance du Christ, jusqu'à ce que nous ayons découvert la profondeur de notre propre impuissance, la réalité de notre propre inutilité. Nous devons être abaissé afin d'apprendre l'humilité, la dépendance à l'égard du Seigneur.

Vous remarquez que par la suite l'Esprit rend parfaitement clair le changement. Il y avait des marques de puissance, des marques de triomphe. Où est le secret? Au nom de Jésus. On a tout dans le Christ, il est tout à fait le Seigneur exalté qui est la base, et ils ont appris leur leçon et savaient qu'il n'y avait en eux-mêmes aucun pouvoir, aucune force. Il y a eu un changement merveilleux, après l'anéantissement de ces hommes par la croix,  ils sont emmenés à l'endroit où, pas en eux-mêmes, mais en Lui, comme exalté, il était possible de persévérer et de triompher.

Le Nom, avec toute sa gloire, sa majesté et toute sa force, est fondé sur l'humilité. Il tire sa force, son gain, sur le sol même de l'humilité, l'abnégation. Vous et moi devons réaliser que l'humilité est l'un des plus grands, sinon le plus grand et le plus important moyen utilisé par Dieu dans toute vie comme témoin de la puissance du Christ. A moins que Dieu ait cette base, c'est une chose extrêmement dangereuse pour nous de connaître la puissance. Il y a tout ce qui en nous, va utiliser la puissance et la faire tourner à notre propre gloire et notre propre exaltation. C'est une chose terrible que de goûter le don céleste, sauf s'il existe le bon fondement, et le seul fondement sûr est celui de l'abnégation, de l'humilité.  Demandons au Seigneur continuellement de nous  revêtir de beaucoup d'humilité, la vraie humilité, l'humilité du Christ. Ceci est la base morale de la puissance. Le contraire de cela est l'orgueil de Satan, et l'orgueil d'Adam, la base morale (ou l'immoral) de la ruine.

Lorsque nous parlons de puissance, nous ne devons pas seulement demander à Dieu de nous baptiser avec quelque chose que nous appelons la puissance, ou avec le Saint-Esprit dans le but d'obtenir un pouvoir, mais nous devons nous rappeler que Dieu doit avoir son fondement, et que la fondation est prévue par la croix, la croix qui nous crucifie, et qui crucifie tout ce qui en nous pourrait s'emparer des choses de Dieu et les utiliser pour nous-mêmes, à nos propres fins. La croix doit faire ce travail et apporter une véritable humilité. Nous devons, par conséquent, demander au Seigneur de garder la croix continuellement dans notre vie: "portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps ..."." Je meurs chaque jour . "Cette croix du Christ est une chose continuelle avec Paul. Elle opérait par divers moyens: «Et pour que je ne sois pas enflé d’orgueil, à cause de l’excellence de ces révélations, il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir.".  C'est l'œuvre de la croix, le principe de la croix, briser le «moi», et de le retenir de sorte que la fierté ne souille le vase et ne détruire la puissance.

Dans l'humilité, forgé par la croix, nous sommes introduits dans l'unité avec le Christ exalté, et l'unité avec le Christ exalté signifie que Dieu est engagé envers l'homme. C'est une chose formidable. Deux ou trois, sur la base de la croix, sur la base morale de l'exaltation du Christ, dépouillés, en faiblesse, mais confiant en Lui, signifie que, quand ils mettent Dieu dans une situation, cette situation rencontre Dieu, les hommes impliqués rencontre Dieu. C'est une chose formidable que de réaliser que Dieu s'engage envers nous. C'est ce que signifie l'union avec le Christ, et la base morale de l'union avec le Christ est la mort à l'autodétermination et que la racine de l'égoïsme, c'est l'orgueil.

Que le Seigneur enseigne à nouveau nos cœurs avec Sa Parole.

Je suis sûr que l'accent est très nécessaire sur la question de l'humilité, comme le chemin de l'exaltation est la base de la puissance divine. Que le Seigneur parle à nos cœurs.


 

Chapitre 4

" David tint conseil avec les chefs de milliers et de centaines, avec tous les princes. Et David dit à toute l’assemblée d’Israël: Si vous le trouvez bon, et si cela vient de l’Eternel, notre Dieu, envoyons des messagers de tous côtés vers nos frères qui restent dans toutes les contrées d’Israël, et aussi vers les sacrificateurs et les Lévites dans les villes où sont leurs banlieues, afin qu’ils se réunissent à nous, et ramenons auprès de nous l’arche de notre Dieu, car nous ne nous en sommes pas occupés du temps de Saül. Toute l’assemblée décida de faire ainsi, car la chose parut convenable à tout le peuple. David assembla tout Israël, depuis le Schichor d’Egypte jusqu’à l’entrée de Hamath, pour faire venir de Kirjath-Jearim l’arche de Dieu. Et David, avec tout Israël, monta à Baala, à Kirjath-Jearim, qui est à Juda, pour faire monter de là l’arche de Dieu, devant laquelle est invoqué le nom de l’Eternel qui réside entre les chérubins. Ils mirent sur un char neuf l’arche de Dieu, qu’ils emportèrent de la maison d’Abinadab: Uzza et Achjo conduisaient le char. David et tout Israël dansaient devant Dieu de toute leur force, en chantant, et en jouant des harpes, des luths, des tambourins, des cymbales et des trompettes. Lorsqu’ils furent arrivés à l’aire de Kidon, Uzza étendit la main pour saisir l’arche, parce que les boeufs la faisaient pencher. La colère de l’Eternel s’enflamma contre Uzza, et l’Eternel le frappa parce qu’il avait étendu la main sur l’arche. Uzza mourut là, devant Dieu. David fut irrité de ce que l’Eternel avait frappé Uzza d’un tel châtiment. Et ce lieu a été appelé jusqu’à ce jour Pérets-Uzza. David eut peur de Dieu en ce jour-là, et il dit: Comment ferais-je entrer chez moi l’arche de Dieu? David ne retira pas l’arche chez lui dans la cité de David, et il la fit conduire dans la maison d’Obed-Edom de Gath. L’arche de Dieu resta trois mois dans la maison d’Obed-Edom, dans sa maison. Et l’Eternel bénit la maison d’Obed-Edom et tout ce qui lui appartenait. " 1 Chron. 13. 

"Alors David dit: L’arche de Dieu ne doit être portée que par les Lévites, car l’Eternel les a choisis pour porter l’arche de Dieu et pour en faire le service à toujours.Il leur dit: Vous êtes les chefs de famille des Lévites; sanctifiez-vous, vous et vos frères, et faites monter à la place que je lui ai préparée l’arche de l’Eternel, du Dieu d’Israël.  Parce que vous n’y étiez pas la première fois, l’Eternel, notre Dieu, nous a frappés; car nous ne l’avons pas cherché selon la loi. "
 1 Chron. 15:2,12-13.

Tout cet incident, dans tous les sens, a pour pivot le fragment du verset 6 du chapitre 13: "... l’arche de Dieu, devant laquelle est invoqué le nom de l’Eternel qui réside entre les chérubins.". Cette dernière clause est le pivot de l'ensemble de la question. La marge donne un rendu légèrement différent, qu'on lise ", qui est appelé par le nom" ou comme dans la marge,  «Là où le nom est invoqué», la question pratique n'est pas affectée. Qu'est-ce qu'on veut dire, est qu'il est le lieu où le nom est en contrôle suprême, où le nom est le facteur suprême. C'est à cause du nom ayant son siège là, parce que c'est là que le nom du Seigneur est trouvé, que tout converge à ce point, et devient le pivot de l'incident.

L'arche et le propiciatoire, combinent les symboles de l'humain et du divin et annoncent Jésus-Christ comme le lieu de rencontre de Dieu et de l'homme. Nous savons de quoi et comment cette arche était faite et constituée. Nous connaissons le bois de Sittim, qui est toujours un type d'humanité, de l'homme; superposé avec de l'or, qui est toujours un type de la divinité, et le couvercle d'or était le propiciatoire avec sa couronne d'or. Ce sont des symboles de l'homme et du divin réunis en un seul objet, et le Nom du Seigneur y est trouvé.

De toute évidence, il est un Dieu aux nombreuses images, illustrations, objets de leçons qui de manière symbolique, a défini ses grandes vérités et ses réalités. L'Ancien Testament regorge de ces types, et de symboles et illustrations d'une grande réalité du Nouveau Testament, et l'arche qui, je pense que nous ne nous trompons pas, comme le type et symbole de l'Ancien Testament, concerne le Christ clairement devant nous. D'un côté, il y a son humanité, de l'autre côté Sa Divinité, et ceux-ci sont regroupées en un seul. Ensuite, comme nous l'avons vu dans la Parole, sur Lui demeure le nom de Jéhovah : «... lui a donné le Nom qui est au-dessus de tout nom, que dans le nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre ».

Cette petite clause, qui met l'arche en vue, et le propiciatoire avec la couverture des chérubins, nous dit que, lorsque le nom est invoqué, là où est le nom, le nom est là en vertu du sang de l'expiation. Vous vous souviendrez que, une fois chaque année, le grand prêtre entrait à l'intérieur du voile à l'endroit où l'arche siégeait, avec le sang de l'expiation pour les péchés du peuple, et parsemait ce sang sur le propiciatoire, et Dieu communiait avec lui au-dessus du propiciatoire.

Le précieux sang versé et aspergé est à la base de l'opération, l'efficacité, la puissance du Nom de Dieu repose sur Son Fils, Jésus-Christ. Le nom fonctionne en raison du sang. Le sang donne au nom son sens et sa valeur. Ici, Dieu se trouve. Nous rencontrons Dieu dans le Christ sur le terrain de l'expiation du Christ, sur le terrain de l'efficacité et de la vertu du sang de Jésus-Christ, et si nous nous rencontrons dans le Christ comme pécheurs repentants, confessant notre péché et nos péchés, nous nous réunissons avec le Dieu de miséricorde. Il devient pour nous le lieu de la miséricorde. C'est le propiciatoire.

Mais il y a un autre fait. Vous vous souvenez qu'il y avait une époque où les Philistins avaient capturé l'arche, qu'ils ont mise dans le temple de leur dieu Dagon. Ils regardèrent dans l'arche pour voir ce qui s'y trouvait. Ici, la curiosité est charnelle, une approche et une interférence avec les choses de Dieu, non pas l'approche d'un pécheur repentant, et non pas l'approche d'un adorateur, et non pas l'approche de ceux qui reconnaissent le sens et la valeur du sang de Jésus-Christ, mais tout simplement l'approche de ce qui a représenté le Christ sur la terre sans la conscience du péché, pas de confession du péché, aucune reconnaissance du fait de la purification par le sang précieux. Pour ces Philistins l'arche signifie le jugement: ils ont été frappés avec des plaies, et leur dieu Dagon vient de s'écraser au sol, brisé en morceaux, en présence de cette arche.

Le Seigneur Jésus est donc en type présenté comme ayant un double effet en fonction de notre attitude envers lui. Si notre attitude envers lui est celle de pécheurs reconnaissant la valeur de son sang pour notre salut et notre purification, pénitents, confessant, alors nous rencontrons Dieu et toute la puissance du Nom du Dieu de miséricorde, il est une miséricorde pour nous où nous trouvons grâce, pour nous aider dans notre besoin. Mais si notre attitude envers le Christ est celui qui est marqué par une absence du sens du péché et du besoin de salut et de purification, alors le Christ doit signifier notre jugement et notre destruction tôt ou tard, car il doit être efficace. Dieu veillera à ce que, après avoir envoyé son Fils, Il sera efficace et, tôt ou tard, Il sera notre avocat ou notre juge.

Vous aurez probablement entendu l'histoire d'un grand juge anglais, Sir Monier Williams. Il fut un temps où il était l'un des plus habiles avocats de la British Bar. Un homme qui avait de sérieux problèmes vint à lui quand il était avocat, et lui a demandé de prendre son cas. Sir Monier Williams a pris son cas, même s'il était un cas désespéré, et a combattu le cas devant les tribunaux et a obtenu grâce pour lui. Quelques années après, l'avocat a été honoré à la place d'un juge, et le même homme eut des problèmes de nouveau et lui dit, Sir Monier Williams, vous vous souvenez de moi, et lorsque j'ai été en difficulté vous avez pris mon dossier et m'avez gracié. Je suis de nouveau en difficulté, et je viens à vous pour faire la même chose de nouveau. Mais Sir Monier Williams s'est tourné vers lui et lui dit: Mon ami, dans ces jours-là, j'ai été un défenseur, aujourd'hui, je suis un juge, ce qui fait toute la différence. Je ne peux pas prendre votre cas jusqu'à maintenant: J'ai dépassé le stade d'un avocat, j'en suis venu à être un juge.

Vous voyez, le Seigneur Jésus est notre avocat auprès de Dieu, Celui qui vit à intercéder pour nous, en vertu de son sang précieux. Aujourd'hui, ce peut être la grâce, il est miséricorde, le jour viendra où il sera juge. Il sera trop tard alors pour un avocat, il aura à juger à ce jour. Vous voyez, il y a deux faits dépendant de notre attitude envers le Seigneur Jésus représentés par l'arche et le propiciatoire, où Dieu et les hommes sont rassemblés dans l'unité.

Cela dit concernant le salut, passons à la pleine signification et à la valeur de ce qui est devant nous en ce qui concerne le nom et le témoignage de Jésus. Ce témoignage de Jésus-Christ dans la puissance du nom est déposé dans l'église, c'est le peuple du Seigneur, selon son intention doit être le référentiel, le vase, dans lequel le témoignage du Nom du Seigneur est placé. Tout comme l'arche était placé au centre de toute la multitude d'Israël, et tout était centré sur cette arche et concentré, de même le témoignage de Jésus dans la force du Nom du Seigneur est confié et déposé au milieu du peuple du Seigneur, et est destiné par le Seigneur à être efficace, une chose essentielle. Il y a toute une différence entre les vérités sur le Seigneur Jésus, en tant que Sa personne, qui Il est, comme l'union de la divinité et l'humanité dans sa personne, et toutes les autres choses sur son oeuvre, son expiation, son sang , son nom, son enseignement, en tant que partie d'une doctrine de la foi maintenue par le peuple chrétien, et le fait de vivre Christ dans la puissance suprême, transcendante de son Nom activement au milieu du peuple du Seigneur. Ce sont deux choses différentes.

Le Seigneur n'a jamais eu l'intention de déposer simplement un si grand nombre de vérités à son peuple, de sorte qu'ils doivent réciter, et de dire qu'ils y croient, et que, en autre, même si elles sont tout à fait vraies, et toutes par rapport à Christ et à Dieu . Son intention est que le témoignage vivant, le principe vital, actif, énergique du Seigneur Jésus-Christ soit au milieu de Son peuple, que cette chose soit au pouvoir, de sorte que toute approche Philistine rencontre l'impact de Dieu dans l'église, et que les pécheurs pénitents trouvent la miséricorde, le salut, la délivrance. Dieu a déposé le témoignage de Jésus dans la puissance de son nom dans son peuple, et Son intention est que son peuple soit le vase dans lequel la puissance de la vérité soit trouvée: une chose active, une chose énergique, une chose qui démontre de l'influence et de l'efficacité parmi le peuple de Dieu.

Cela dit, nous sommes en mesure d'examiner à nouveau cette histoire, et de comprendre, et de permettre à son message d'avertir nos coeurs.

Tout d'abord, notez l'erreur de David. L'erreur de David est l'erreur de la chrétienté, et l'erreur de tant de personnes du Seigneur à des moments différents. Qu'est-ce que l'erreur de David? David a fait l'erreur de prendre le témoignage du Seigneur comme un mouvement organisé pouvant être mis en avant par les énergies naturelles. Il a commencé par une consultation avec les hommes. Ils ont accepté, puis ils ont fait un nouveau chariot. Ils ont placé l'arche du témoignage dessus, et deux hommes pour le conduire. L'illustration est parfaite. L'erreur est bien évidente. La charrette était un artifice de l'homme pour transporter ce qui était du Seigneur. Les hommes sont constamment à la recherche de nouveaux chariots pour les choses du Seigneur, c'est une nouvelle méthode, une nouvelle pièce d'une machine, un nouveau mouvement, une nouvelle organisation, une nouvelle entreprise, dans laquelle, ou sur laquelle on place les choses de Dieu , et c'est une disposition faite par l'homme pour les choses de Dieu. C'est l'erreur de David, et notre erreur très souvent, et qui a été l'erreur de la chrétienté. Ce danger est un danger en demeure, jamais très loin des choses de Dieu. Il ne fait aucun doute que le Seigneur aurait remis l'arche à sa place et que la volonté du Seigneur est d'avoir son témoignage là où il doit être placé, et non déplacé. En d'autres termes, il ne fait aucun doute qu'il aurait son Fils, Jésus-Christ, dans toute la puissance de son nom établi au cœur de la vie de son peuple. C'est bien, mais très souvent, à proximité de ce qui est vraiment la volonté divine, un dessein divin, la volonté de Dieu, il y a ce péril de sa réalisation par des moyens de l'homme, selon les idées de l'homme, comme si c'était quelque chose que l'homme peut vraiment arranger et organiser, tout comme ils l'ont fait pour cette charrette. Ils ont  apporté ses parties, mis tout ça ensemble, dans un ensemble organisé, et c'est ainsi que nous nous sommes trompés, et c'est le danger qui est toujours à proximité d'un véritable travail de Dieu. C'est seulement de l'organisation, c'est tout simplement la planification, il suffit de fournir quelque chose de notre propre esprit, notre pensée, notre propre conseil, notre propre jugement pour l'exécution de cette chose de Dieu, ce témoignage du Seigneur, quelque chose d'ordonné et de mis en place par l'homme.

Il n'y a pas de question concernant le zèle, le motif, mais n'est-on pas frappés très, très fort, n'est-on pas  étonné de lire que David a joué et dancé devant le Seigneur de toutes ses forces? Avec toutes leurs forces, ils ont joué et chanté devant le Seigneur dans ce mouvement, et alors le Seigneur frappa tout l'ensemble.

Nous pouvons être énormément énergiques, nous pouvons nous mettre de toutes nos forces en quelque chose pour le Seigneur, mais cela ne justifie pas notre propre méthode, et cela ne signifie pas que le Seigneur ignore une violation de principe. Oh, certainement, si nous sommes sincères et si nous mettons tout notre cœur dans la chose pour le Seigneur, c'est tout ce que le Seigneur veut, nous sommes tenus d'obtenir la bénédiction du Seigneur! Pas du tout. Le Seigneur est très jaloux sur ses principes, parce que les principes de Dieu ne sont pas des lois arbitraires. Il ne colle pas à une chose tout simplement parce qu'il l'a établie, et ne changera pas pour rien ni personne. Non! Il se cache derrière tous les points que le Seigneur a marqué une grande signification spirituelle, ce qui est éternel. Il ne s'agit pas seulement d'une profession momentanée, mais il y a certains facteurs divins, qui violés, impliquerait de bouleverser l'ensemble de l'ordre de Dieu. Nous verrons dans un instant. Le zèle et la passion, et faire quelque chose pour Dieu de toutes vos forces, ne constitue pas une garantie que le Seigneur vous bénisse, et que ce sera un succès et un triomphe. David et les hommes d'Israël ont joué et dansé devant le Seigneur de toutes leurs forces, et peu de temps après, tout a été mis à l'arrêt, en état d'arrestation, la mort était entrée en violente contradiction, la mort, même en présence de ce zèle pour Dieu . C'est terrible, c'est surprenant.

Ce fut tout le fruit du zèle, de l'impulsion pour le Seigneur. C'était le fruit de consultations avec les hommes. David consultait. Oui, David a découvert qu'il avait commencé dans le mauvais sens. Dans le chapitre 15, il fait parfaitement clair quant à l'endroit où son erreur était, où il a mal tourné: "Parce que vous n’y étiez pas la première fois, l’Eternel, notre Dieu, nous a frappés; car nous ne l’avons pas cherché selon la loi. »(verset 13). Nous ne l'avons pas cherché selon son ordonnance à Lui. Qu'avons-nous fait? Nous nous sommes consultés. Il y a toute une différence entre la recherche de Dieu selon son ordonnance, et la consultation sur la façon dont nous pouvons servir les intérêts du Seigneur. C'est la différence entre la vie et la mort. L'un est la vie, l'autre est la mort. Ce qui est une assez grande différence pour nous demander une pause et une question, pas de savoir si nous sommes zèlés pour le Seigneur, non pas de savoir si nous sommes sincères, et non pas de savoir si nous avons vu que nous devons le faire de toutes nos forces, mais si nous sommes sûr d'être sur la bonne voie. Sommes-nous sûrs que nous le faisons en fonction de l'ordonnance de Dieu? Sommes-nous sûrs que c'est la méthode de Dieu? Non seulement que ce n'est le désir de Dieu, mais la façon de parvenir à Sa volonté. C'est toujours un danger qui est proche de tout ce qui est de Dieu.

Quand les hommes se consultent sur les choses du Seigneur et l'œuvre du Seigneur, il ne sera pas long avant qu'ils auront besoin d'un char pour mener à bien le résultat de leur consultation, et ce char sera une des mille choses que les hommes emploieront - un comité, un mouvement, ou une institution, quelque chose que les hommes mettent ensemble pour la réalisation de tous leurs conseils, leurs propres jugements de Dieu, quand tout le temps Dieu a sa méthode et ses moyens prêts, en attente d'être consultés.

Ce risque est très souvent quelque chose qui s'insinue inconsciemment, et qui opère sournoisement. Ce n'est pas toujours comme cette histoire semble le faire paraître. Les choses semblent être si délibérées, si claires, c'était presque comme un acte accompli. Très souvent, cette chose arrive inaperçue, s'occupe peu à peu de ce qui est de Dieu, et est tout à fait contraire à la volonté et le désir de ceux qui sont responsables. Ils constatent que, presque sans le savoir, et certainement sans le désirer, ils se sont impliqués dans une manière de faire les choses dans un ordre qui n'est pas de Dieu, et ce n'est pas leur intention, mais ils en sont là, ils y sont, c'est abouti. Et dans la mesure où tel est le cas, que ce soit en acte ou dans un processus, c'est un mouvement qui s'éloigne de la puissance du Nom. Cela signifie que le témoignage travaille plutôt  contre ceux qui sont dans cette responsabilité, qu'ils seront brisés plutôt que créés, élevés, et soutenus par celui-là. Il est possible que le témoignage du Seigneur puisse briser ceux qui le portent, parce qu'ils ont dérivés, ils ont quitté la voie du Seigneur de porter son témoignage.

Non seulement nous devons nous garder dans la façon dont nous commençons, mais  nous devons nous garder des influences de l'homme, des jugements de l'homme, des idées de l'homme, des façons de l'homme, par beaucoup de prière pour que le principe d'Uzzah ne s'infiltre et ne prenne la place de la voie de Dieu. Les choses de Dieu dans ce cas, signifiairent la mort, parce que la méthode de Dieu n'a pas été suivie ou employée.

L'Instrument de Dieu pou le Témoignage

Quel est l'instrument de Dieu pour le témoignage? David est revenu à lui: "Alors David dit: L’arche de Dieu ne doit être portée que par les Lévites, car l’Eternel les a choisis pour porter l’arche de Dieu et pour en faire le service à toujours.» (verset 2). Dieu choisit les hommes, les hommes spirituels, les hommes vivants. Dieu n'est jamais vu à la  recherche de choses, de machines, d'organisations, Dieu est toujours à la recherche des hommes ayant la vie, des hommes spirituels. Les Lévites étaient ceux qui représentaient la pensée de Dieu pour son peuple. Nous savons que la tribu de Lévi a été choisie pour prendre la place du premier-né d'Israël, et ils sont devenus la tribu des premiers-nés, de sorte que le premier-né de toute famille en Israël, qui représentait devant Dieu toute la famille, étaient réunis en tribu représentative, et dans les Lévites, c'est comme si tout  Israël était devant le Seigneur dans le service spirituel.

C'est la pensée de Dieu pour son peuple, un peuple en contact avec lui, en ministère envers lui, un peuple vivant, un peuple spirituel, séparé pour Dieu, en collaboration intelligente avec Dieu. Ce sont les Lévites. C'est la méthode de Dieu, ses moyens, pour avoir des hommes vivant avec Dieu, des hommes spirituels. C'est l'Eglise selon la pensée de Dieu, pour porter le témoignage. Comme l'épître aux Hébreux dit: " de l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection," (Hébreux 12:23). L'église vivante, né d'en haut,  vivante par son union avec Dieu, est le vase du témoignage du Nom, le Puissant, le Tout-Puissant Nom du Seigneur. C'est la méthode de Dieu.

Maintenant tout ceci est très éprouvant, très significatif. Cela signifie, que vous et moi, pour que nous portions le témoignage de Jésus-Christ dans la puissance de Dieu, dans toute la valeur et la vertu de ce nom, devions être en union vivante avec Dieu, que nous soyons des hommes et des femmes spirituels. Nous ne pouvons pas porter ce témoignage, en étant associés à certaines organisations chrétiennes, que nous appelions cela «église» ou autre, en étant attachés à quelque chose d'un caractère organisé ici sur cette terre appelée «christianisme». Ce n'est pas le bon chemin. Beaucoup de gens pensent que pour avoir un ministère vivant, ils doivent appartenir à tel ou tel ou autre chose, à un certain mouvement. La voie de Dieu est l'union vivante avec lui-même, des hommes et des femmes spirituels, et lorsque c'est le cas, alors et alors seulement son témoignage est là.

C'est spontané. Lisez le livre des Actes de nouveau, et vous ne trouverez absolument rien d'un mouvement constitué, une campagne organisée, une église commandée par des hommes. Ce que vous trouvez, ce sont des hommes et des femmes en union vivante avec Dieu dans le Christ, et ensuite la puissance du nom opérant de manière spontanée. C'est la méthode du Seigneur, et qui est très simple, et tout à fait suffisante. Que les hommes et les femmes soient en vie par la communion spirituelle avec Dieu, est la voie de Dieu, la manière de Dieu d'exprimer la puissance du nom, de maintenir le témoignage de Jésus, tels sont ceux qui en sont venus à une communion spirituelle et intelligente avec Dieu. C'est l'essentiel, l'indispensable moyen de Dieu pour son témoignage.

Comment nous avons quitté la base (la simplicité de Christ) de Dieu, et à cause de cela, que s'est-il passé? Nous découvrons, et la chrétienté est la découverte, que Dieu est un Dieu jaloux. Lorsque Dieu frappa Uzzah, Dieu montrait sa jalousie pour son nom, sa jalousie pour son témoignage. Tout d'abord la jalousie de Dieu pour Son témoignage est présentée par son refus d'assumer la responsabilité de tout ce qui n'est pas selon son propre esprit et son ordre. Vous produisez votre mission, votre charette, votre organisation, et vous commencez à ramasser et accumuler les choses de Dieu. Très bien, vous en avez pris la responsabilité, vous devrez fournir les deux hommes pour le conduire, et vous devrez considérer que vous êtes impliqués dans un comportement responsable, et devrez assumer cette responsabilité, parce que Dieu ne le fera pas. Dieu n'a pas empêché la chute de bœufs, il n'empêche pas cette chose de pénétrer dans une situation précaire, il n'a pas tenté de sauver la charette de l'effondrement. Ils ont fourni la charrette, et ils ont dû assumer la responsabilité. Dieu ne le fait pas. Remarquez bien, il doit y avoir un moment où les choses arrivent à une situation de crise, et où l'homme doit chercher à sauver la situation qu'il a créée. Dieu va y voir. Je ne pense pas que c'est un simple incident, une simple passe, un simple hasard que les bœufs aient trébuché. La souveraineté de Dieu est à l'origine de bon nombre des crises qui se posent, et à long terme, nous remercions Dieu pour ces crises. Nous remercions Dieu que nos bœufs tombent, et nous apprennent la grande leçon de notre vie.

Ici, il est une chose que l'homme a essayé de faire pour Dieu par ses propres moyens et méthodes, de sa propre manière, et elle est tenue de parvenir à une crise, et se voit obligée de venir à l'endroit où tout devient très précaire de son entreprise, et Dieu n'est pas là pour protéger, pour sauver, on découvre que Dieu n'en prend pas la responsabilité.

Mais plus que cela. Lors de cette crise arrive, lorsque cette situation se présente, et l'homme essaie de sauver les choses de Dieu, il trouve qu'il rencontre Dieu, et Dieu lui montre ici et maintenant qu'il ne peut pas gérer les choses de Dieu de cette façon, pour les faire fonctionner, et de les préserver, et Dieu frappa Uzzah là, et Uzzah est mort "devant le Seigneur». C'est la mort à venir sur l'ensemble du projet, le tout relevant de la mort. Osons-nous encore penser? Ils chantaient, jouaient, dansaient devant le Seigneur, avec toutes leurs forces, et Dieu a frappé l'ensemble de leurs affaires avec la mort. C'est presque impensable. Si ce n'était pas dans la Parole de Dieu nous n'oserions pas le dire. C'est la jalousie de Dieu pour ses principes spirituels. Des hommes et des femmes vivants, ce sont les hommes et les femmes qui connaissent le Seigneur, dans un mode de vie, et sont en communion vivante avec Lui, doivent être son instrument de témoignage; pas la mort, pas des choses inertes faites par l'homme, et non les choses mues par des énergies naturelles représentées par les bœufs et les hommes qui les conduisaient, mais la spiritualité, la vie, ce sont les facteurs de base dans la voie de Dieu.

Cet incident a une certaine profondeur et forte leçon pour nous tous. Je sais très bien que le Seigneur parle à l'ensemble de nos cœurs à ce sujet, et c'est à nous de le sauvegarder en ces jours-ci. Vous ne pouvez pas faire quelque chose pour porter le témoignage du Seigneur. Vous ne pouvez pas faire porter le témoignage du Seigneur par le peuple. Vous ne pouvez pas les rassembler dans des institutions Bibliques et les transformer en vases de témoignage. Seul Dieu peut faire des hommes et des femmes spirituels, la vie dans les hommes et les femmes, des hommes forgés à cet effet. Nous ne devons rien imposer sur les autres, mais les laisser au Seigneur. Si c'était quelque chose d'autre nous aurions pu nous rencontrer et prendre conseil ensemble, et nous aurions pu organiser un régime, un projet, et devenir magnifiquement organisé, et se lancer en avant, mais c'est comme le chariot d'Uzzah, et pour ce qui concerne le témoignage de Jésus, cela ne peut se faire avec la garantie que Dieu le parrainera et en prendra la responsabilité. Dieu doit nous constituer un vase sur la base de la vie et la connaissance de lui-même, et aucun homme ne peut le faire, aucun homme ne peut faire ce genre de choses, Dieu seul.

Donc, ne nous bousculons pas les uns les autres et laissons le Seigneur agir. Bien que nous voudrions aider, nous pouvons faire très peu, nous devons laisser le Seigneur faire, et transformer des hommes et des femmes, et quand le Seigneur l'a fait pour eux, il y a la puissance du Nom. Vous ne pouvez pas rendre les hommes aptes à porter le nom, seul Dieu peut adapter ces hommes. Il s'agit de la déposition du nom, de l'énergie et de la puissance étant pris en charge par les hommes et les femmes qui sont en vie dans le Seigneur, et en communion intelligente avec Lui. Tout autre chose est destinée à briser, à  tromper, et, qui plus est à venir dans le cadre du jugement de Dieu, tôt ou tard.

Puisse le Seigneur nous sauver de cette tragédie, et nous maintenir dans ce contact étroit avec lui lorsque, ne nous consultant pas ensemble, mais cherchant Dieu, nous sommes transformés en vases du témoignage selon sa volonté.



Disponible en anglais: http://www.austin-sparks.net/english/books/temple_and_the_tabernacle_of_god_the.html

 

Traduit par guy.st.pierre@videotron.ca

Par Actes2-42
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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /Oct /2009 13:13

 

 

 

 

Le Temple et le Tabernacle de Dieu

Par T. Austin-Sparks

 

 

Chapitre 1

David disait: Mon fils Salomon est jeune et d’un âge faible, et la maison qui sera bâtie à l’Éternel s’élèvera à un haut degré de renommée et de gloire dans tous les pays; c’est pourquoi je veux faire pour lui des préparatifs. Et David fit beaucoup de préparatifs avant sa mort. 1 Chron. 22:5. 

"Cet homme me dit: Fils de l’homme, regarde de tes yeux, et écoute de tes oreilles! Applique ton attention à toutes les choses que je te montrerai, car tu as été amené ici afin que je te les montre. Fais connaître à la maison d’Israël tout ce que tu verras."
 Ez. 40:4. 

«Quel est parmi vous le survivant Qui ait vu cette maison dans sa gloire première? Et comment la voyez-vous maintenant? Telle qu’elle est, ne paraît-elle pas comme rien à vos yeux? La gloire de cette dernière maison sera plus grande que celle de la première, Dit l'Éternel des armées; Et c’est dans ce lieu que je donnerai la paix, Dit l'Éternel des armées.
Aggée 2:3,9. 

"
Jésus leur répondit: Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai.  Les Juifs dirent: Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, en trois jours tu le relèveras!  Mais il parlait du temple de son corps. " Jean 2:19-21. 

"En lui, tout l’édifice bien coordonné s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur. En lui, vous aussi, vous êtes édifiés ensemble pour être une habitation de Dieu en Esprit.»
 Eph. 2:21-22. 

"Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous? Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira; car le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes."
 1 Cor. 3:16-17. 

"Et Après cela je regardai, et le sanctuaire du tabernacle du témoignage fut ouvert dans le ciel... J’entendis du trône une forte voix qui disait: Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux."
 Rev 15:5, 21:3.

" Écris à l’ange de l’Église de Laodicée: Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable, l’auteur de la création de Dieu: Je connais tes oeuvres: tu n’es ni froid ni bouillant. Si seulement tu étais froid ou bouillant! Ainsi, parce que tu es tiède et que tu n’es ni froid ni bouillant, je vais te vomir de ma bouche.  Parce que tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, je te conseille d’acheter chez moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. Moi, je reprends et je corrige tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle et repens-toi!  Voici: je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi. Le vainqueur, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône.  Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Églises!" Rev 3:14-22.

 

Il semble y avoir une signification très puissante sur la manière dont le Seigneur se présente à l'église de Laodicée. Vous remarquez que l'état des choses représente un état de cécité spirituelle, ce qui signifie que la vérité n'est pas considérée, en particulier la vérité de leur propre état, un état d'autosatisfaction, auto plénitude, la confiance en soi, l'autosuffisance, auto gloire. Comme le Seigneur les voit, il voit un mensonge et une tromperie, exactement à l'opposé de la manière dont ils se voient eux-mêmes. Ils pensent qu'ils sont riches, il voit qu'ils sont pauvres, ils pensent qu'ils ont la gloire, il les considère comme étant rejetés, ils pensent tout savoir, il considère qu'ils sont dans l'ignorance aveugle. L'ensemble est, bien qu'ils ne le reconnaissent pas, un mensonge à tous points de vue et à l'opposé de ce que le Seigneur aurait besoin. Il y manquait de pensée divine.

 

C’est pour un état de choses comme cela que le Seigneur se présente comme l'Amen: «Ces choses que dit l'Amen ..." (Apoc. 3:14). Nous comprenons que ce mot signifie la vérité, la Vérité. C'est un mot qui était souvent sur ses lèvres dans les jours de sa chair. Chaque fois, il allait présenter quelque chose de particulier, au sens propre et d’une valeur et d’une importance infinies, qui ne pourrait pas être mis de côté, qui doit être pris en compte, qui dirige, un absolu qui détermine et fixe le destin, qu’Il a précédé de la déclaration: "En vérité, en vérité, je vous le dis". C'est le même mot qui est utilisé ici-"vérité", "Amen", "en toute vérité". Je crois que l'on a traduit "D’une vérité absolue je vous le dis ...". «Ces choses, dit l'Amen."

 

C'est final, réglé, c’est quelque chose que vous ne pouvez outrepasser, qui vous est présentée comme l’ultime Parole de Dieu.

 

Voici donc ce que Dieu présente dans le Christ. L’Amen devient personnel. Ce n'est pas un mot, pas un dicton, pas un énoncé, mais une personne. «Ces choses, dit l'Amen.» Il s'agit de la désignation de la personne, Celui qui est Dieu lui-même dans sa norme finale, la Vérité, le témoin fidèle et véritable. Christ vient devant cette église et, en effet, dit-il, je suis la norme, il n' y a rien après moi, j'ai le dernier mot, je représente l'ultime de la pensée de Dieu: vous devez vous mesurer à moi. Donc, vous voyez le mensonge en la présence de la vérité, la tromperie en présence de la "Vérité", tout ce qui est en deçà de la pensée de Dieu en présence de la pleine révélation de cette pensée dans le Christ. La façon dont il se présente à l'église de Laodicée est la plus importante. Ainsi, le faux est mesuré par le vrai. L'un des côtés de la balance est l'Amen et de l'autre côté est leur état, avec lequel ils sont satisfaits, ce qu'ils pensent être si parfait, si glorieux. À l’encontre de l'Amen, ils font face à la repentance, la rectification et l'ajustement.

 

C’est là la base de notre exercice spirituel pour le ministère envers le peuple du Seigneur en ce moment. C’est de voir la vérité de Dieu telle que révélée dans la personne de Son Fils, à l’encontre des choses qui sont, celles que les hommes estiment correctes, alors qu'elles sont tout à fait contraire à cette présentation divine. Le prophète Ézéchiel, au jour où le temple de Jérusalem était en ruines, vit un temple spirituel mesuré par un homme avec un roseau d'or. Nous savons avec quelle exactitude toutes ces mesures furent présentées au prophète, comment le prophète a été mené, dirigé, sous la conduite et la direction, sous la gouverne de cet ange avec la mesure du roseau. Il lui fut montré l'extérieur, l'intérieur, dessus et dessous. Chaque angle, chaque aspect, chaque détail, de ce temple spirituel qui est l'esprit de Dieu exprimé, un temple qui n'a encore jamais été sur cette terre, dans une forme littérale et d'expression, lui a été présenté. Pour Ézéchiel, c’était une chose spirituelle qui reste ainsi, jusqu'à maintenant. Ensuite la Parole pour Ézéchiel a été, "Toi, fils d’homme, fais à la maison d’Israël la description de la Maison: qu’ils soient confus de leurs fautes et qu’ils en mesurent le plan. ..." (Ézéchiel 43:10). Il y a un temple sur la terre, un autre temple de révélation spirituelle, qui a omis de répondre à la pensée de Dieu, l'autre qui est l'expression de la pensée de Dieu, un autre est révélé quand le premier est détruit.

 

Ce n'est pas seulement la prophétie, mais c‘est aussi l’image. Adam est l'ancien temple, et le premier Adam, est en ruine en ce qui concerne ce à quoi Dieu l’avait destiné: Son temple parfait, son habitation. Dans le jour où le premier Adam est en ruines, le dernier Adam est présenté comme temple parfait de Dieu en qui Il habitera pour toujours, et où il n'y aura aucune ruine. Il est le temple et le tabernacle de Dieu devant nous comme l'esprit de Dieu manifesté en Jésus-Christ.

 

Israël est comme un type pour tous les âges et toutes les dispensations depuis le début, en ce qui a trait au conseil et à la pensée de Dieu. Nous avons fait référence à Adam. Eh bien, Israël établit le type de la pensée de Dieu en Adam. La chose centrale et suprême de la vie en Israël était le temple, et elle avait un aspect en amont ainsi qu'un aspect en aval, elle semblait revenir à l'intention de Dieu au début de la création de l'homme, et pointer sur le but de Dieu lorsque son intention sera pleinement réalisé dans le le corps de Christ, de l'Église. Lorsque Adam fut créé, il était le résultat des conseils de la Divinité: «Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance» (Genèse 1:26). Tout cela signifie que nous ne connaissons pas, et nous n’allons pas spéculer sur ce sujet infiniment profond, mais nous pouvons certainement conclure que, si Dieu décide de faire quelque chose à son image, d’après sa propre ressemblance, ce sera supérieur et magnifique, ce sera l'expression de ses pensées.

 

Même dans cette pauvre création, souillée de la mort , nous sommes en mesure de discerner et de détecter les traces et les marques de l'esprit de Dieu. Nous pensons aux beautés, comme elles demeurent dans une large mesure en cette terre, où est exprimée ou reflétée la pensée de Dieu et nous nous émerveillons. Nous nous asseyons devant une simple fleur pour la contempler et nous émerveiller. Quand Dieu fait quelque chose pour lui-même, cette chose porte la marque de ce qu'Il est. David a raison quand il dit: "... et la maison qui sera bâtie à l’Éternel s’élèvera à un haut degré de renommée et de gloire dans tous les pays; ..." (1 Chron. 22: 5). "Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance ...".Quel en était le but?  C’est une maison de Dieu, où Dieu pourrait habiter avec les hommes et être en eux. Il a fait l'homme à cet effet, pour sa propre gloire. Retracez les diverses et nombreuses références à une maison de Dieu, une demeure de Dieu, et vous trouverez toujours que, tôt ou tard, vous arrivez sur la révélation de la gloire de Dieu à cet égard. La maison sera, tôt ou tard, rempli de Sa gloire. C'est le grand Conseil divin.

 

Le temple d’Israël n’est qu’un type d'Adam dans l'intention d’être habité par Dieu et rempli de sa gloire,  car en lui et par lui la gloire de Dieu doit être manifestée. Si nous avons un doute à ce sujet en regardant en amont, tout doute est dissipé immédiatement quand nous regardons en aval. Nous avons un coup d'oeil à l'homme Unique, comme nous le voyons Lui sur le Mont de la Transfiguration, et nous Le voyons couronné de gloire et d'honneur. Ensuite, on nous dit qu'Il n'est que le Premier, et qu'Il emporte de nombreux fils à la gloire, et que nous sommes joints à Lui, en tant que membres de son Corps avec la même gloire. Il n' y a aucun doute qu’Adam a été créé à cet effet, et l'homme n’existe que pour être le  temple de Dieu. Le Temple est donc un type d'homme selon le dessein de Dieu dans un regard en arrière.

 

Le temple d'Israël en est venu à l'état de ruines. Pourquoi? Nous connaissons une chose, une seule chose, qui soit responsable de tout cela. Le Seigneur a toujours exigé, à partir du moment qu'il a choisi Israël, avec l'énorme importance de la loi, qu’il ne devait y avoir aucune association avec les nations d'alentour, en raison d’alliances spirituelles de ces nations avec les forces du mal. Ce n'était pas juste une question d'être hostiles, d'être exclusifs, ne rien avoir avec ces gens. Le Seigneur voyait plus loin que cela. Ses relations avec les Égyptiens étaient seulement une chose secondaire. La première chose était contre tous les dieux des Égyptiens. Ainsi, en Canaan, c’était la relation des nations avec les forces sataniques qui rendait une séparation nécessaire pour eux. Ainsi, le peuple du Seigneur devait être propre et dégagé de toutes ces relations et alliances en raison du royaume spirituel.

 

Quand Israël est entré en relations avec les nations d'alentour sur une base amicale, la gloire du Seigneur a quitté la maison de l'Éternel, le temple perdit sa gloire et devint une simple coquille vide, tandis que les prophètes ont plaidé, exhorté, et mis en garde, où nous avons la longue et terrible histoire de Jérémie, Isaïe, Ézéchiel et d'autres, appelant à une rupture avec ces pays, une purge, une repentance. C'est pourquoi, quand un reste est revenu, Ezra et Néhémie ont œuvré ardemment à extraire le mélange dans la population résultant de leurs relations interdites, car le principe est toujours là, que tout type d'alliance spirituelle est fornication spirituelle et Dieu n’a rien à y voir. La persistance d'Israël avec la complicité de ces pays a conduit à la ruine de leur temple.

 

Il s'agit là d’un type avec son aspect en amont, la création de Dieu pour son temple, Lui en contact, en  demeure et en communion. Il y eut une complicité avec Satan, entraînant la ruine du temple, la ruine de cette race et de cet homme, personnellement et collectivement.

 

Maintenant, vous devez vous rappeler qu'il y a un sinistre but derrière tout cela. Si Dieu a créé l'homme dans le but de demeurer en lui (je ne dis pas que quand Adam a été créé, Dieu y habitait dans le plein sens du terme comme Il habite le croyant maintenant, comme il habitait Christ, mais c’était l'objet en vue), l'impressionnant est qu’à travers les âges, l’ambition dominante de Satan a été d’habiter les hommes. Il serait spéculatif d’aller au-delà du témoignage de la Parole de Dieu. Certains l’ont fait en disant que Satan aurait perdu son corps (le serpent?) et que chassé de son corps comme un esprit désincarné,  il aurait comme seul désir d'habiter un corps à nouveau. C'est la déduction de certaines choses dans la Parole de Dieu que les démons sont toujours à la recherche de posséder des corps. Il ne fait aucun doute que la possession démoniaque est l’objectif dominant les forces de Satan, d’obtenir la possession d'un corps. Lorsque les démons ont plaidé avec Jésus qu'ils soient chassés de l'homme et non simplement jetés dans l'air, mais autorisés à entrer dans les corps des porcs, il semble clair que l'état désincarné représente pour eux la terreur même, et Satan a comme principal objectif l'entrée et la possession d'un temple. Il entrera en dernier lieu dans l'Antéchrist.

 

Vous voyez, il ne peut être question de vide. Si Dieu n'est pas là, Satan y sera tôt ou tard. Vous vous souvenez de l'illustration donnée par le Seigneur Jésus sur cette question, au sujet de la maison à partir de laquelle le démon a été chassé, il erra dans des lieux déserts et ne trouva pas trouvé le repos. Il est revenu et a constaté que la maison était encore vide, et il a pris sept autres démons plus mauvais que lui-même et est entré. La catastrophe est venue, car la maison n'était pas déjà occupé.

 

Tout cela porte sur le fait que Satan est présenté comme réclamant de posséder, d'entrer, d'avoir un temple, une habitation. C'est l‘anti-Dieu. Dieu a fait l’homme, afin d’habiter en lui. Satan cherche à obtenir la place de Dieu dans l'homme. La complicité avec Satan s’est avérée la ruine de l'homme, la ruine du temple, tout comme est illustré dans la Parole le cas d'Israël et de leur temple. La complicité avec Satan derrière les nations signifiait la ruine de leur temple.

 

Quels ont été les résultats? Que, dans le cas du temple en Israël, Dieu s’est retiré. Le temple a été renversé, l'ennemi d'Israël a pris le pouvoir, et Israël et les vases du temple sont devenus possession de l'ennemi, pour sa gloire et son plaisir. C'est une illustration typique. Tout d'abord, quand Adam a entraîné la ruine, Dieu se retira. Puis le temple fut déchu, brisé. Ensuite, l'ennemi pris la place d’autorité sur le temple et sur l'homme et sur tout ce qui dans l'homme était la gloire et le service et le plaisir de Dieu, et a depuis été utilisé à la satisfaction de Satan. Voilà comment nous retrouvons l'homme.

 

Quel était le principe du tout cela, illustré en Israël, une réalité dans le cas de l'homme? Le principe régissant la communion du cœur avec Dieu par la foi.

 

Si vous avez en main cette vérité, vous avez en main une clé qui ouvre presque tout, sinon tout ce à quoi nous avons à faire. C’est la communion du cœur par la foi. En Adam, il a été question de son cœur avec Dieu, son cœur avec Dieu par la foi. Tout revient à cela, et tout bloque toujours à cela. Nous allons voir ce que cela signifie. Nous venons de le mentionner ici et passerons pour un moment, pour y revenir.

 

Ensuite, nous allons venir à certaines indications prophétiques. Le temple est en ruines, Dieu s’est retiré. Mais il ne reste pas là. Comme nous l'avons vu au début, quand le temple d’Israël était en ruines, un temple spirituel fut montré à Ézéchiel, dans tous ses détails. C’est un indice, et quelque chose de plus qu'un indice. Le jour où le temple a été ruiné, la parole du Seigneur par Aggée était: "Quel est parmi vous le survivant Qui ait vu cette maison dans sa gloire première? Et comment la voyez-vous maintenant? Telle qu’elle est, ne paraît-elle pas comme rien à vos yeux? La gloire de cette dernière maison sera plus grande que celle de la première, ...". Il s'agit d'une allusion prophétique. Cette maison n'a jamais connu plus grande gloire que celle au temps de Salomon, et s’il doit y avoir une interprétation littérale de ce temple sur terre avec une gloire plus grande que celle du Temple de Salomon, cela ne nous préoccupe pas beaucoup, nous avons regardé plus haut et nous avons vu le voile retiré et le tabernacle, le temple apparaître dans le ciel, puis descendre du ciel: "Le tabernacle de Dieu avec les hommes." Le temple de Salomon ne va pas tomber du ciel, ou quelque chose comme ça. Il s'agit d'un temple spirituel qui vient du ciel. Ce dernier état est plus grande que l'ancien. Il existe un grand nombre de ces conseils prophétiques.

À quoi tous ces indices font-ils allusion? Christ! Ils pointent à Christ. Seul le Christ peut transcender tout ce qui a été, et il le fait, parce qu'il répond à tous les types. Le dernier Adam est supérieure au premier, le dernier temple est plus grand que le premier. Toutes les prophéties mènent à Lui. Ainsi, le Christ se révèle lorsque le temple terrestre est en ruines. Christ est présenté comme la réalité éternelle de Dieu, pas un type, ni un modèle, mais une réalité, duquel ces autres n’étaient que les modèles et les types. Il est considéré comme le temple de Dieu: «Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai ... Mais il parlait du temple de son corps.» Adam, nous dit-on, est un type de celui qui devait venir", et si Adam devait être le temple de Dieu, ce n'est que dans le type. Les types ont été remplis. Christ est la réalité, Il est LE Temple de Dieu. Dieu a habité en Lui et en Lui habite Celui qui est LA Vérité de Dieu, l'Amen, le dernier Adam, l‘accomplissement, la finalité, la conclusion.

 

Puis, quand vous voyez le Christ introduit dans la réalité éternelle de Dieu dans l'affaire du lieu de résidence, le temple de Dieu, l'habitation de Dieu, vous devez vous rappeler que, quand ce temple était révélé ici, sur terre, il était dirigé par un certain nombre de lois. Sa vie était régie par diverses lois spirituelles. Il y a les lois de la Maison de Dieu, les lois du temple, et le Christ étant le lieu d'habitation de Dieu est régie par des lois spirituelles. Ce sont ces lois spirituelles que nous avons à examiner aujourd'hui, mais ce que nous voulons faire pour le moment est de voir que le Christ sur la terre énonce ce qui est le temple de Dieu, et si nous allons être les pierres vivantes, construite dans ce temple, si nous voulons construire ensemble, une habitation de Dieu, ce qui est vrai du Christ doit être vrai pour nous au sujet des lois qui régissent la maison de Dieu. Pour dire les choses d'une autre manière avec Paul, il doit y avoir en nous une conformité à l'image du Fils de Dieu, afin que nous, avec Lui, formions un seul temple, une maison de Dieu, une habitation de Dieu par l'Esprit.

Cela nous amène à l'une de ces lois. Nous devons retracer l’origine de la ruine. Où et comment a commencé la ruine? Elle a commencé avant même la création de ce monde, il a commencé avant même l’arrivée d’Adam. Nous sommes autorisés à regarder et à voir ce qui a engendré cette ruine, et nous acceptons ce que la Parole de Dieu dit que c’est l’orgueil de coeur: "Tu disais en ton cœur ... J'élèverai mon trône au-dessus des étoiles ... Je vais être comme le Très-Haut. " C’est l’orgueil du cœur qui a été le début de la ruine, dans le cas de Satan, et dans le cas du premier Adam, le premier représentant de l'habitation de Dieu. Nous n'avons pas besoin de tout relire. Nous sommes familiers avec l'histoire. Ce que nous avons à dire à propos de la réaction d'Adam à la tentation de Satan, est que tout se résout à une question de l’orgueil du coeur. Quelle est cet orgueil? Ou, pour poser la question d'une autre manière, comment cet orgueil s'est-il exprimé du cœur lui-même? Quelles sont ses fonctions? Les fonctionnalités sont exactement les mêmes avec Satan qu’avec Adam. Une fois que l’orgueil du coeur est là, vous avez les mêmes résultats:

 

Premièrement, l'indépendance, d'autre part, la possession et, enfin, l'égocentrisme dans le plein sens du terme, (qui est, la possession des choses en soi, non plus dans un autre, non plus en dehors de soi-même : je peux! Je veux! Je sais! Je vais le faire! je dispose! Je revendique et réclame!). Ensuite, l'auto exaltation "Je vais être". Là, vous avez analysé l’orgueil à sa racine même: l'indépendance, ne plus être dépendant, la possession et la possessivité accaparante, le faire de nos propres mains, l'égocentrisme et l'auto exaltation. C'est la fierté du cœur. Voilà l'explication de la ruine.

 

Quels ont été les résultats immédiats? Tout d'abord, la mort. Satan est devenu le siège et le centre de la mort et la «mort prononcée sur tous les hommes», en complicité avec lui. Il ne faut pas analyser la mort, mais simplement constater le fait. 

 

Deuxièmement, l'obscurité. Que sont les ténèbres spirituelles? Eh bien, nous avons mentionné Laodicée aveugle, sans le savoir. C'est la tromperie, d'être aveugle et ne pas le savoir, puis à croire et d'être convaincu que vous voyez et que vous savez. Un coeur trompé l’a conduit à l'égarement. Combien est grande la cécité perçue par la répudiation universelle de celle-ci. La chose la plus difficile est de convaincre l'homme naturel à croire qu'il est aveugle. Essayez toute personne instruite aujourd'hui, essayez le moderniste, essayez l'érudit, essayez le religionnaire qui n'est pas né de nouveau, et votre travail sera le plus dur, si non le plus désespéré à les convaincre qu'ils ne connaissent pas, qu'ils ne peuvent savoir jusqu'à ce qu'ils soient nés de nouveau. Ce qui est le plus navrant est de tenter d'amener les gens à voir. Ils pensent qu'ils voient, ils ne peuvent pas accepter qu’ils ne voient pas. Ils ont tout simplement évité la difficulté en disant: Oh, bien, c'est votre interprétation des choses, ce n'est pas mon interprétation, ça ne veut pas dire que je connais moins que vous. Le fait même que la cécité est désavoué par l'homme est la preuve de sa profondeur, de sa force, de son pouvoir. Sa tromperie universelle, rend nécessaire un miracle afin qu'ils voient. L'attitude de Dieu et du Christ envers ceux de ce monde, est qu'ils n'ont pas d'yeux, ils sont nés aveugles.

 

Troisièmement, la servitude. Là encore, on ne l‘admettra jamais, mais il y a la servitude au diable. Le fait de l'esclavage se manifeste par un refus d'entendre une telle proposition et, par conséquent, en refusant de prendre une direction qui le prouve. Vous et moi avons découvert la puissance de la servitude en cherchant à y échapper. Nous le savons parce que nous avons cherché à nous échapper. Vous ne savez jamais ce qu’est l'esclavage jusqu'à ce que vous essayez de vous en sortir. Les hommes d'Israël ne savaient pas combien grande était leur servitude en Égypte jusqu'à ce qu'ils envisagent d’y échapper, puis ils ont découvert que la servitude est une chose plus grande que jamais imaginé, et qu'il n'aurait jamais cru l'emprise tenace qu'elle détenait. Nous ne l’aurions jamais cru jusqu'à ce que la perspective et la promesse de la libération soit venue à nous.

 

Ensuite, l'auto responsabilité a été le résultat, c'est d'avoir à assumer la responsabilité de faire notre propre chemin. Après la ruine, l’homme devait gagner son pain à la sueur de son front. Il a dû faire son propre chemin, prendre la responsabilité de vivre, et ce qui fut une chose terrible. Jusqu'à ce point, Dieu avait pris la charge, pourvu à tout. La vie était une chose très simple. Il n'y avait pas de pensées anxieuses au sujet des moyens de survivre. Mais immédiatement après, il a dû prendre la responsabilité de sa propre existence sur la terre, et le travail de la sueur de son front pour garder le corps et l'âme ensemble. Ce sont là les conséquences de l’orgueil du cœur, ce qui conduit à la ruine.

 

Bien sûr, à ce moment le Christ vient, le dernier Adam, avec le rachat et la rédemption. Comment? Si la fierté du coeur est l'explication de la ruine, l'humilité du coeur est à la base de la révélation et du recouvrement. C'est une loi de la maison de Dieu où il habitera. «Je suis doux et humble de cœur».

 

Je voudrais présenter ici un groupe de versets des Écritures. Si le coeur orgueilleux est la fierté de l'indépendance, alors l'humilité du cœur est la dépendance, et quand le Christ est présenté comme représentant le temple de Dieu, la  demeure de Dieu, alors une loi de la maison de Dieu, si elle doit être construite et entretenue, et non pas à la ruine, est la loi de l'humilité, et est vu dans le cas du Christ, depuis sa naissance. Tout à propos de Sa naissance parle de douceur, d'humilité et d’abandonnement. Sa maison et son éducation, son entrée dans son ministère, sa vie quotidienne, sa manière d’être, tout en Lui parle de l'humilité. Il n'y a rien d'important en Lui, aucune fierté de coeur: "Voici, ton roi vient à toi: il est ... humble, sur un âne ...." Voilà comment il est venu. Quelle vie de totale dépendance à l'égard du Père il a vécu.

 

Si la ruine vient de l'orgueil, la fierté se démontre par la possession, la possessivité, alors l'humilité sera la  générosité et l’abnégation. Si la fierté du cœur se montre dans l'égocentrisme, l’humilité est alors centrée sur Dieu. Voilà le Christ, la maison de Dieu. Si la mort est le résultat de l’orgueil du cœur, alors l'humilité, c'est la vie. Si la fierté du cœur est ténèbres, alors l'humilité est la lumière. Voulez-vous savoir? "L'humble entendra ceci, et sera heureux." L’humilité est essentielle à la connaissance spirituelle. Si la fierté du coeur a conduit à la servitude, l'humilité est la liberté. Si la fierté du cœur signifie que Dieu a refusé de prendre la responsabilité de cet homme, et lui a laissé prendre la responsabilité pour lui-même, l'humilité est que Dieu assume de nouveau la responsabilité de s'occuper de ceux qui humblement Lui font confiance.

 

Nous y reviendrons plus tard, mais ce que nous avons fait jusqu'ici est d'indiquer ce que le Seigneur veut nous faire voir. Le temple de Dieu, la demeure de Dieu régit l'histoire d’après le conseil éternel de Dieu. Christ énonce ce qui est, et en Lui, nous voyons les lois qui régissent l'habitation de Dieu, et ces lois sont à l'opposé de celles conduisant à la ruine de la maison de Dieu. La première loi est la douceur , l'humilité et tout ce que cela signifie.

 

Il  y a un pouvoir divin à propos de cette humilité qui est capable de réduire la fierté de Satan en poussière et de détruire toutes les œuvres du diable. "Il a été crucifié par la faiblesse." Mais qu'est-ce que la crucifixion a apporté dans l'univers! «Il s'est abaissé.» Mais à quel effet! Satan a certainement maudit le jour où il a participé à l'humiliation du Fils de Dieu. Il  y a quelque chose de puissant à propos de l'humilité, et quelque chose de terrible au sujet de l‘orgueil.

 


Chapitre 2 - L'humilité

"Moi Paul, je vous exhorte par la douceur et la bienveillance de Christ—moi qui suis humble en face de vous et qui, de loin, suis plein de hardiesse à votre égard—" 2 Cor. 10:1. 

"Mais le fruit de l’Esprit est: amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur, maîtrise de soi; la loi n’est pas contre de telles choses.».
 Gal. 5:22-23. 

"en toute humilité et douceur, avec patience. Supportez-vous les uns les autres avec amour," Eph.
 4:2. 

«Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes ... Heureux les doux car ils hériteront la terre ... Dites à la fille de Sion: Voici que ton roi vient à toi, Plein de douceur et monté sur une ânesse, Sur un ânon, le petit d’une bête de somme. "
 Matt. 11:29, 5:5, 21:5.

Ce que nous avons examiné, et avec quoi nous serons occupés un peu plus longtemps est la Maison de Dieu, qui est parfaitement représentée par le Seigneur Jésus, ici sur la terre. La maison de Dieu est régie par certaines lois, et si nous sommes dans cette relation avec le Christ dont parle la Parole, nous sommes édifiés en même temps pour une habitation de Dieu par l'Esprit, et sommes un temple de Dieu, des pierres vivantes édifiées en une maison spirituelle, puis nous devons aussi être régis par les mêmes lois qui régissent la vie du Seigneur Jésus, les mêmes principes doivent tenir dans notre cas si Dieu va trouver en nous Sa demeure. Ces lois sont à l'opposé de ces caractéristiques de la ruine, dont nous avons déjà parlé. Si l'orgueil est la racine de la ruine, l'humilité sera essentielle au redressement de la maison de Dieu, et si l'orgueil est vu dans l'indépendance, l'humilité se tiendra dans la dépendance.

Attardons-nous sur cela un instant. Nous avons vu que dans le cas du Seigneur Jésus, Il a choisi de sa propre volonté de vivre ici sur cette terre une vie de dépendance à l'égard du Père, ce qui  rend parfaitement clair que le Fils ne peut rien faire de Lui-même, mais Il ne fait que ce qu'Il voit du Père. Il ne parle pas ou ne travaille pas à partir de lui-même, mais sa vie est une vie de totale dépendance à l'égard de la volonté du Père. C'est une marque de Sa véritable humilité, et qui a rendu possible au Père de demeurer en Lui, dans ce sens particulier, il a ainsi défini pour l'homme ce qu'une demeure de Dieu est réellement. C'est celui dans lequel il n'y a pas l'orgueil dans l'indépendance, mais l'humilité dans la dépendance.

Il semble être assez clair dans le cas du Seigneur Jésus pour rendre inutile pour nous de revenir sur Lui à ce sujet, mais si on s'avance pour voir la vérité, la révélation de la Maison de Dieu, l'Église, expliquée en particulier par le biais de l'apôtre Paul, nous sommes en mesure de voir à quel point Dieu a strictement maintenu ce principe. Je me demande si la différence particulière qu'il y a entre le ministère de l'apôtre Paul et celui de l'apôtre Jean ne vous a jamais frappé. Paul, comme homme, est très en vue. Bien sûr, il y a un sens dans lequel il est anormal pour un homme d'être en vue, pour l'homme de s'imposer lui-même à la conscience des autres, mais dans le cas de Paul, le mauvais élément est étrangement absent. L'homme est gardé très en vue, et pourtant, vous ne sentez rien de la nature de l'affirmation de soi, de l'imposition de lui-même sur vous, vous ne vous sentez jamais irrité par sa présence, et pourtant il est très en vue. Il parle de lui-même. Aucun autre apôtre n'utilise le pronom personnel «je» plus que Paul, ou autant, et il semble lui-même se garder en vue. Révisez sa vie et voyez combien il y a d'autobiographies. Non seulement cela, mais l'Esprit Saint semble garder Paul en vue.

C'est à cause de deux choses, comme je le comprends. L'une est l'Église, comme l'objet de Dieu, est mise en évidence notamment par Paul, et l'autre est la nécessité de voir l'œuvre de la croix par rapport à l'homme, pour montrer la nature et les éléments de l'Église. L'Église que Dieu a pour objet est mise en vue notamment par Paul. Maintenant, il est nécessaire pour le Seigneur d'avoir une leçon de ce que l'Église est réellement afin d'y ingérer une vie où sont les éléments et la nature de l'Église. Il ne suffit pas pour un homme de développer un enseignement sur quelque chose, il ne suffit pas que Paul reçoive une révélation de l'Église et qu'il expose sa révélation. Paul doit être pris en main par rapport à sa révélation, et devenir une leçon de cette révélation concernant l'Église. Le Saint-Esprit prend l'homme, qui est le message, juste en face de vous et le maintient là, puis commence à utiliser cet homme pour vous montrer ce qu'est l'Église et ce qu'est l'Église en cet homme. Alors que ce que vous trouverez dans Paul est l'œuvre des principes de l'Église.

Considérez l'humilité. Regardez Paul en fonction dans sa nature, voyez Saul de Tarse. Vous avez tout sauf un homme marqué par l'humilité, vous avez un homme rempli de lui-même, s'affirmant, agressif, dominateur, imposant, fonceur, s'affichant lui-même devant le monde. Tout cela est en Paul naturellement, et l'Esprit Saint le garde en vue et lui permet, peut-être cause-t-Il, qu'il se tienne lui-même en un certain sens, en vue. Alors que voyez-vous? C'est comme si le Seigneur avait pris la croix et en martelait Paul, contre son orgueil, jusqu'au point de rupture afin de faire ressortir de la vie de cet homme une belle humilité. Saul de Tarse ne dépend de personne, il n'est soumis à personne. Il est un homme d'indépendance, une très grande indépendance de jugement, de poursuite, de manière, de l'esprit, de pensée, de volonté, de toutes les manières. Tout cela est Paul en nature. De temps en temps, vous voyez une petite touche de lui-même quand il est l'apôtre Paul, mais vous remarquez une chose. Voici un homme qui est naturellement indépendant, si fièrement indépendant, qui a été frappé, et frappé, et frappé par le Seigneur, et il est constamment en mouvement dans une dépendance totale, jusqu'à ce que vous rencontriez Paul où il confesse sa totale dépendance à l'égard du Seigneur pour sa propre vie physique, pour tout ce qu'il sait. Comment la plus grande sagesse des hommes a-t-elle pu créditer tous ses écrits et sa vie à la merveilleuse intelligence de Paul! Paul disait: "Je ne l'ai pas reçu des hommes." Cela ne passe pas par la chair. Ce n'est pas le résultat de l'apprentissage, mais par la révélation de Jésus-Christ. "... Il a plu à Dieu ... de révéler son Fils en moi ... "Paul attribue tout au Seigneur, et dit qu'il est totalement tributaire de la puissance du Seigneur pour tout, pour  toutes les énergies, toute vie, toute connaissance, toute sagesse, et toute révélation, tout. Cela tient un homme très humble. Le Seigneur maintient avec cet homme des comptes à court terme avec lui-même. L'homme ne sait pas ce qu'il va faire, ne connaît pas en lui-même, il doit obtenir la direction du Seigneur pour chaque étape. Il se tient lui-même disponible pour le Seigneur, afin que le Seigneur soit en mesure de changer le cours des choses à chaque moment. Il dépend de l'orientation de son Seigneur tous les jours. Si vous le rencontriez un jour pour lui demander où vas-tu, il répondrait; je ne sais pas, je suis en attente pour le Seigneur. Le Seigneur peut remplir et établir un homme de cette façon.

*Dans l'homme par qui la première révélation de l'Église est venue, il devait y naître le principe de l'Église. L'Église est une chose pour la dispensation, et le Seigneur doit sommer cet homme et lui dire: C'est l'Église, c'est ce que Dieu fait son lieu d'habitation, ce sans aucun orgueil, et l'absence d' orgueil est marquée par une totale la dépendance à l'égard du Seigneur. Quel est l'une des grandes caractéristiques de la dépendance à l'égard du Seigneur? C'est l'esprit de prière. Une vie sans prière est une vie qui n'a pas reconnu sa dépendance à l'égard du Seigneur. Une vie de prière est une vie qui reconnaît qu'elle ne peut pas aller loin sans le Seigneur. C'est pourquoi je crois que le Seigneur a ordonné que la prière soit Sa façon de travailler et de répondre à la nécessité. Il a dit, en effet, vous devez vivre en moi. Si vous pouvez vivre sans-moi, alors allez-y, mais pour Mon but, vous avez à vivre par moi. La prière est notre manière de montrer que nous sommes dépendants du Seigneur, et il est le moyen par lequel, par conséquent, le Seigneur vient et se manifeste.

Si vous regardez de nouveau la révélation de l'Église à Paul, le Corps du Christ, vous verrez comment il définit le principe de dépendance, d'interdépendance, de dépendance mutuelle, et la façon dont il frappe fort contre quoi que ce soit dans la nature de l'indépendance, la séparation. Le corps est un, et aucun membre dans le corps peut dire à l'autre, je n'ai pas besoin de vous. Chaque membre doit dire, je suis dépendant de vous. La main ne peut pas prendre la place du pied. L'ensemble est constitué comme la preuve de la loi de dépendance. C'est l'humilité. Le contraire de cela est d'entreprendre par vous-même, c'est claquer les doigts à toute personne et à tout le monde, et de faire sans eux. C'est l'orgueil, et c'est la déception.

L'orgueil est la possession ou la possessivité, c'est prendre les choses en main pour diriger nous-mêmes, d'être en possession. Il est l'œuvre d'Adam, et est en chacun de nous. Il est montré dans le désir d'avoir en notre possession, d'avoir dans notre propre pouvoir, de faire en vertu de notre propre main, dans le cadre de notre propre influence, et il est une chose terrible. Il est en nous tous, par nature, plus ou moins, et la ruine de l'Église est venu le long de cette ligne d'hommes désireux de prendre en charge, des hommes désireux de posséder, d'hommes désireux d'exercer leur influence sur les choses, de sorte que la chose est dans leur attente. C'est la ruine de l'Église. Il a été la ruine de la race. Il a été la ruine de Satan.

Il n'y a rien de tel sur le Seigneur Jésus. Il agissait dans un abandon total envers Dieu son Père, un abandon envers le Père en tout temps. Écoutez quelques-unes des choses sublimes qu'Il a dites: "Tout ceux que le Père me donne viendront à moi ...". Il n'en fait pas de cas, aucune préoccupation, pas de précipitation, de fièvre, d'excitation à se précipiter sur les gens pour les convertir, de construire quelque chose, d'amener les gens à participer, à réussir des choses: «Tout ce que le Père donne me viendra ...". Il s'agit d'un abandon total vers le Père. C'est la foi. Ce n'est pas une simple passivité, mais la foi dans le Père. Il est de notre désir inné de disposer d'une sphère de pouvoir, d'influence, de domination, de direction, qui nous amène à essayer d'obtenir quelque chose, de se procurer quelque chose, de posséder quelque chose, de voir quelque chose, pour avoir quelque chose, pour voir les œuvres grandir, de voir une réussite. Nous sommes vraiment tout le temps, en quelque sorte, incités à amener les gens à notre fin, sous notre influence, à les dominer. Il n'y a rien de tout ça dans le Seigneur Jésus.

C'est un signe de la maison de Dieu qu'il n'y ait pas de pression à posséder pour le plaisir de la possession, de puissance, de maîtrise, d'organiser quelque chose. Ça c'est à moi! Ne touchez pas à ce-qui est mien! Le Seigneur Jésus n'avait rien en lui-même, et ne demandait rien pour lui-même, mais il avait tout dans le Père. Son attitude était: Père, si tu désires que j'aie ceci ou cela, Toi tu me le donneras. Je ne vais pas essayer, m'inquiéter, manipuler, œuvrer, planifier, organiser, et être tout le temps en quête de l'avoir. Ce que tu veux que je possède, j'ai confiance que Tu me le donneras, et ce que Tu ne veux pas que j'aie, je n'en veux pas non plus! C'est l'attitude du Christ, et c'est ainsi que l'Église a été fondée et comment Il édifie son église. Nous devons être très attentifs à ce que cette possessivité naturelle ne vienne pas s'ingérer dans les choses du Seigneur. Cela travaille inconsciemment, même dans notre désir de bénédiction spirituelle. C'est de posséder quelque chose pour que, après l'avoir obtenue, nous ayons une plus grande influence, nous puissions être quelque chose de plus, que nous devenions un profile dominant, que nous soyons reconnus. Même le désir de la sainteté peut être un piège subtil en cela, que si nous sommes saints, nous serons remarqués comme saints, on dira que nous sommes saints.

Nous ne pouvons pas toujours traquer cette chose, et nous n'avons pas toujours envie d'être poursuivi par cette chose et de cette façon être introspectif, mais nous pouvons considérer que la marque de l'humilité est le dépouillement et l'abnégation.

Prenez Paul. Il était dépendant et vidé de lui-même. Il y a une gloire merveilleuse dans le vide quand le Seigneur le fait. Ce n'est pas toujours un merveilleux sentiment que de se sentir vide, mais il est merveilleux de la façon dont le Seigneur se glorifie en nous vidant, et nous maintenant vides, jusqu'à ce qu'Il nous remplisse. L'une des choses que l'apôtre dit aux Corinthiens, dans une sorte d'ironie : "Déjà vous êtes rassasiés, déjà vous êtes riches, sans nous vous avez commencé à régner. Et puissiez-vous régner en effet, afin que nous aussi nous régnions avec vous!. "Ce n'est pas un compliment. Ils ne doivent pas être admirés pour cela. C'est de l'orgueil. «nous sommes devenus comme les balayures du monde». Oui, mais après tout que dit le Seigneur à l'Église de Laodicée? «Parce que tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, ».

Il y a un vide qui apporte beaucoup de gloire à Dieu, et l'humilité c'est :  "Bienheureux les pauvres en esprit: pour eux est le royaume des cieux." «Dieu demeure avec ceux qui sont d'un esprit brisé et contrit.» D'avoir toute sa pensée sur Dieu est à l'opposé de l'égocentrisme, que toutes nos ressources, toutes nos aspirations, notre tout est dans le Seigneur, et tous nos intérêts sont dans le Seigneur. Pour ce qui est de l'exaltation, le Seigneur a fait de lui-même un inconsidéré, il s'est abaissé.

Pour en revenir à l'apôtre Paul, comment il s'est abaissé même devant ceux qui lui devaient tout et encore qui le calomniaient. Il est allé droit devant eux, s'est humilié lui-même, s'est abaissé lui-même, et en fait, et remporté la victoire par ce moyen.

Voyez ce qu'est la Maison de Dieu, ce temple de Dieu. Si Paul apporte la grande révélation du temple, l'Église, la Maison de Dieu, alors il doit être lui-même une leçon de ses principes, et le premier grand principe du Christ façonné en Paul, et, par conséquent devant être reproduit dans la Maison de Dieu, c'est l'humilité dans tous ses aspects, la dépendance, l'abnégation, la prépondérance de Dieu.

Quels sont les résultats? Si l'orgueil, avec ses différents aspects, conduit à la mort, alors l'humilité que Paul appelle «la douceur du Christ», conduit à la vie. Vie de l'humilité, la douceur de la vie, la mort par orgueil. "Dieu résiste aux orgueilleux", "L'orgueil est une abomination pour le Seigneur". Si l'orgueil nous mène à la mort, il n'y a pas beaucoup d'espoir de vie. Quand l'orgueil est disparu, Dieu se rapproche et il y a de la vie. Nous aurons plus à dire sur la vie plus tard.

Si, encore, le résultat de l'orgueil est ruines et ténèbres, alors l'humilité, la douceur, est la voie de la lumière. «Prenez mon joug sur vous, et apprenez de moi, car je suis doux et humble de cœur». Vous apprendrez par cet esprit. Il est lumière. Nous avons dit que la grande loi qui régit tout ce qui existe est celle qui vient du cœur avec le Seigneur, et nous avons vu que cette communion du cœur était brisée par l'orgueil dans le cœur, le cœur élevé par l'orgueil. Maintenant, dit l'apôtre, «les yeux de votre cœur étant éclairés». Ceci est la communion avec le Seigneur, apportant la lumière, ce qui conduit à l'illumination, ou  rendant possible l'illumination.

Maintenant, un mot de conclusion d'une importance particulière au sujet de la plus grande importance de orgueil et de l'humilité. On penserait peut-être que nous voulions juste parler des vertus communes de la vie chrétienne, et des maux communs de la nature humaine, mais c'est beaucoup plus que cela. Nous devons nous rappeler que nous avons affaire ici avec le Christ et l'Antéchrist. Nous en revenons avant que l'homme ne soit créé pour voir dans les conseils éternels de Dieu le Christ, comme Dieu l'a choisi, élu de Dieu, qui devait faire la demeure de Dieu dans l'homme. Dieu devait venir habiter dans l'homme par son Fils, dans Son Fils. L'ensemble de la pensée et de l'intention de l'incarnation est le suivant: "Dieu avec nous", "Dieu, manifesté dans la chair", et demeurant dans l'homme. Cela est lié avec le Christ, et était dans le conseil éternel de Dieu. Si Dieu allait habiter dans l'homme et, à un certain moment dans l'éternité l'orgueil a été trouvé dans le cœur de Lucifer, où il tenta d'occuper la place que Dieu avait destinée pour le Christ afin qu'il demeure en l'homme comme Dieu, vous avez deux lignes de départ à la fois: la ligne de Dieu demeurant dans l'homme, et tout le dilemme de la possession de démons. Satan cherche à gagner l'entrée dans la vie humaine et d'y prendre son tabernacle, sa demeure. Voilà deux courants de l'histoire. Nous sommes familiers avec eux. Nous savons qu'ils sont vrais. Si vous ne croyez pas en la possession de démons, il y a certains endroits, où nous pourrions vous envoyer où votre incrédulité s'estomperait très rapidement, mais il y a l'histoire. On ne va pas s'y attarder, mais c'est un fait. C'est le Christ ou l'Antéchrist.

Qu'est-ce que l'Antéchrist? Dans le développement définitif de l'Antéchrist, c'est Satan comme Dieu incarné demeurant en l'homme, étant adoré (remarquez), comme Dieu dans l'homme. Qu'est-ce qui nous y emmène? C'est ce mal dont nous avons parlé: l'orgueil. Quelle est cet orgueil? L'orgueil est l'élévation de l'homme. Alors l'Antéchrist est l'élévation de l'homme à la place de Dieu. Tout ce que nous avons dit au sujet de l'orgueil, l'indépendance, se rapportent à cette question. L'indépendance est l'homme réclamant ses droits de la personne, ses prérogatives, ne reconnaissant plus d'autorité que lui-même, ne s'inclinant devant personne, une loi en lui-même, ramenant tout à lui-même dans la possessivité, ayant tout sous son contrôle, à sa propre main, toutes choses en lui-même et visant l'auto-exaltation. L'orgueil dans sa forme la plus simple contient tous ces éléments, et n'a seulement qu'à se développer. C'est l'âme de l'homme dans sa nature. Cette âme n'a seulement qu'à s'affirmer pour elle-même et se faire valoir elle-même et vous obtenez un développement de l'Antéchrist, ou l'esprit de l'Antéchrist.

Je me demande si vous connaissez un exemple remarquable, (même si c'est vrai dans une moindre mesure pour nous tous), où un homme affirme son âme vigoureusement pour posséder, influencer, dominer, à sa manière, pour se réaliser et être accepté, voir ses idées adoptées. Il n'est pas long avant de trouver d'autres éléments s'associant avec cet homme, quelque chose qui est plus que l'homme lui-même, l'incitant, se plaçant derrière lui et le dynamisant, tandis que l'homme n'est pas grand chose en lui-même parmi les hommes, il n'aurait pas été considéré comme un grand homme en lui-même, jusqu'à ce que cet homme soit devenu un personnage du monde où des forces mystérieuses sont à l'œuvre, de sorte que ses mots deviennent des slogans, les gens s'en emparent et les publient. Quelles sont ces forces? Ce sont les forces sataniques de l'Antéchrist, et dans la mesure où il y a un culte de lui. Le monde va se diviser pour plusieurs de ces hommes, et alors les plus faibles s'écrouleront puis, selon toute probabilité, il n'y en aura que deux, puis viendra un choc, et la domination de l'un, l'Antéchrist.

Où est son origine? Dans la projection de l'âme de l'homme lui-même, ce qui donne exactement à Satan les puissances psychiques qui lui permettront d'installer l'Antéchrist. Celui-ci est l'apothéose, avec Satan installé, le diable incarné, dans la domination. Ensuite, le Christ vient, puis l'affrontement entre les deux. Qu'est-ce qui marque le Christ? Est-ce cette affirmation de Lui-même, cette revendication? Non, Christ est l'Agneau, comme s'Il avait été récemment tué, et c'est l'Agneau qui triomphera. Qu'est-ce que l'agneau? Un agneau est tributaire, Il n'a rien en lui-même.

Le Seigneur nous traitera de cette façon. Si le Seigneur doit nous constituer en Son temple, si nous voulons vraiment être une demeure de Dieu, pour ne pas être emportés par la ruine, mais pour être établis, pour devenir une partie de ce tabernacle de Dieu qui vient du ciel, Dieu demeurant avec l'homme, que va faire le Seigneur avec nous? Il détruira notre indépendance, nous videra de notre auto-suffisance, nous amènera où nous n'avons rien en nous-mêmes et tout en lui-même. C'est là que son Fils est allé et c'est pour cela que le Christ a triomphé. Dieu lui-même s'est allié avec celui-ci, et alors que les hommes pensaient qu'ils avaient affaire à un pauvre, à la faiblesse de l'homme, ils se sont confrontés au Dieu tout-puissant. Telle est la question.

C'est ce que l'ennemi a à prendre en compte. Cela ressemble à un rassemblement de pauvres, un pauvre reste de l'humanité, la faiblesse, la persécution, l'impuissance, mais il va y trouver Dieu. C'est pourquoi nous avons dit qu'il y a quelque chose de puissant au sujet de l'humilité, de la dépendance, du vide de l'existence, quand son   objet ultime est le Seigneur. C'est alors que les forces du mal ont Dieu à prendre en compte, non pas nous. Comment allons-nous vaincre? En se levant pour le combat? Nous avons dit tout à l'heure que ce qui est vrai de ces exemples exceptionnels est aussi vrai de nous tous dans une moindre mesure. Je me demande combien d'entre vous se sont battus pour votre propre revendication, croyant que c'était la voie du Seigneur. Vous avez pensé que certains itinéraires seraient la voie du Seigneur, et vous vous êtes battu avec toute l'ardeur de votre être, avec toutes la ténacité de votre force de volonté, et un peu de sueur de la chair. Je vous demande, souhaitez-vous que vous n'ayez jamais combattu? Souhaitez-vous aujourd'hui que vous ne soyez jamais entré dans une bataille comme celle-là? Vous pouvez répondre à votre propre cœur. Je sais qu'à ce jour j'ai regretté d'avoir affirmé ma volonté, d'avoir fait les choses comme je pensais qu'elles devaient l'être. Que s'est-il passé? Je n'ai pas gagné. J'ai peut-être obtenu ce dont j'avais souhaité, mais j'ai gagné ce que j'aimerais peut-être ne pas avoir aujourd'hui. Ce peut être un poste ou une position particulière, et nous avons pensé que ce serait bien, tout pour la gloire de Dieu, et ainsi nous nous sommes fixés à l'avoir. Il aurait été préférable de laisser tout aller dans les mains du Seigneur, et avoir pris cette position: Maintenant Seigneur, si Tu veux que j'aie ou pas, que je sois ou que je ne sois pas, je demeure dans une foi absolue en toi que tu es capable de tout faire, et je n'ai pas besoin de m'inquiéter ou d'avoir peur. Le Seigneur est tout à fait capable de voir à tout.

Vous voyez ce qu'est le tabernacle de Dieu. Il est la demeure de Dieu. Il est là où le Seigneur est tout, et pour que le Seigneur soit tout, nous devons n'être rien. L'humilité, la douceur doivent caractériser cette maison de Dieu.

Il y a d'autres choses, mais c'est là que nous commençons. Puisse le Seigneur nous enseigner sa propre leçon d'humilité.


 


Disponible en anglais: http://www.austin-sparks.net/english/books/temple_and_the_tabernacle_of_god_the.html

 

Traduit par guy.st.pierre@videotron.ca

 

 

Par Actes2-42
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Mercredi 30 septembre 2009 3 30 /09 /Sep /2009 15:19
 

Qu'Est-ce Que la Réalité Prophétique Ultime?

T. Austin-Sparks

http://sentinellenehemie.free.fr/sparksaustin.htm









Nous avons besoin que notre conscience soit éclairée par la signification des mots " ultime " et " les desseins ultimes de Dieu " et même " l’Eglise dans sa configuration ultime ", parce que tout ce qui est ultime relève de l’intention de Dieu. Par conséquent, apporter à un monde qui est temporel, opportuniste et rempli de compromission les exigences ultimes de Dieu, c’est se trouver soi-même en opposition avec tout l’esprit et le sens général du monde. Le même esprit a malheureusement pénétré même dans l’Eglise. Il n’y en a pas tant dans l’Eglise qui veulent entendre parler des desseins ultimes de Dieu. Pourtant, si nous ne voulons pas embrasser les desseins ultimes de Dieu, alors nous serons également, par une sorte d’ironie, en déphasage total avec Ses desseins immédiats. C’est uniquement par l’investissement dans la réalité ultime que nous aurons une quelconque signification pratique. C’est un paradoxe et néanmoins c’est une vérité. C’est pourquoi nous sommes plus ou moins sans valeur, car nous avons contourné ou nous méconnaissons les choses qui sont ultimes.

La relation entre l’ultime et l’immédiat est précisément la même que celle existant entre le passé et l’avenir. Nous n’avons aucune signification immédiate à moins d’avoir embrassé les choses qui sont ultimes. Les desseins ultimes de Dieu ont peu de choses à voir avec notre gratification personnelle, en fait, ils n’ont rien à voir avec elle, et qui donc a à cœur d’embrasser quelque chose qui ne le concerne pas lui-même d’une façon particulière ? Cependant, quand nous les embrassons, alors tout l’enfer va mugir, et nous serons devenus nous-mêmes des candidats à une opposition si féroce qu’elle n’aurait jamais été notre partage si nous nous étions seulement contentés des choses qui sont à portée de main. A partir du moment même où nous embrassons les desseins ultimes de Dieu, nous devenons des personnes marquées devant les puissances des ténèbres.

Nous avons aujourd’hui une compréhension superficielle ou inexistante des pleins et ultimes desseins de Dieu dans et à travers Son peuple. L’Eglise s’ennuie à mourir, elle manque d’une orbite, d’une ligne de pensée et d’une direction parce que cette compréhension-là fait défaut. Nous nous condamnons, par conséquent, à des programmes et des réunions dont les formes sont malheureusement prédictibles. C’est en embrassant ce qui est ultime et intégral que l’Eglise devient la véritable Eglise. Cela est au cœur du but même de notre être. C’est pour cette raison que Dieu nous a donné le plein Evangile et la plénitude de Son Esprit. Néanmoins, nous pouvons parler de l’Evangile et de l’Esprit qui habite dans les cœurs sans toutefois avoir aucun des deux, du fait que nous ne possédons pas le but complet. Je suis suspicieux à l’égard des personnes qui se vantent d’un " plein Evangile " et du " baptême de l’Esprit " mais qui n’ont pas le but complet, parce que l’Esprit est donné pour ce but même. Il ne peut pas être obtenu sans Lui.

Interpréter la pensée de Dieu dans toutes les questions concernant le dessein de Dieu, aligner tous les détails avec ce dessein, et faire en sorte que ce dessein gouverne toutes choses.

C’est un fanatique ! Il ne s’agit pas seulement d’annoncer le dessein, mais de réclamer que toutes autres choses par ailleurs lui soient liées. C’est cela l’intensité prophétique et l’insistance prophétique. Non seulement sommes-nous appelés à comprendre les pleins et ultimes desseins de Dieu, mais toutes les autres choses qui constituent notre vie et notre être doivent s’y rapporter. Cela requiert un ajustement radical, et c’est la raison pour laquelle les prophètes ne sont pas populaires. L’exigence est douloureuse et c’est pourquoi les gens n’aiment pas l’entendre.

Un prophète montre le continuum ininterrompu des choses passées, avec l’imminence du futur eschatologique (se rapportant aux temps de la fin) qui culmine dans la gloire théocratique. En d’autres termes, il est si conscient de la nuée invisible des témoins représentés par les saints des temps passés rendus comme présents aujourd’hui, qu’il nous pousse vers l’accomplissement de la chose appartenant au futur. Cette manière prophétique de voir la continuité et la correspondance entre le passé et l’avenir est aussi la façon de voir de Dieu, et c’est la façon dont Dieu aimerait que toute l’Eglise voit. L’absence d’une telle vision provient simplement d’un enracinement dans le temps ou de la culture elle-même, qui est le produit du temps. Nous brisons le lien de la culture et de la tradition qui est si rigide dans le temps, en nous évadant de la trajectoire du temps même. Nous n’avons pas besoin d’attendre de mourir pour entrer dans l’éternité, mais nous pouvons déjà être dans cet endroit éternel. Nous sommes déjà assis dans les lieux célestes avec Christ. C’est la vision du prophète et il a la responsabilité de communiquer cette vision d’une telle façon qu’il engage et amène l’auditeur dans cette réalité même.

Le prophète voit l’élan et le dessein de Dieu, l’image plus grande, la vue panoramique. Il n’est pas celui qui s’attache aux futilités, aux détails : " Comment faites-vous ceci et cela ? " Il voit la vue d’ensemble qui surplombe tout, et c’est ce que l’Eglise a besoin de voir si cela constitue le cadre de sa vie. Sans cette vue d’ensemble, les relations fraternelles seront entièrement figées dans le moment présent. Elles resteront dans des choses qui sont en réalité si étroites et si insignifiantes, parce qu’elles ne voient ni ce qu’elles font, ni comment, dans ce moment, elles sont liées à un contexte beaucoup plus large que celui dans lequel elles opèrent et vers où elles tendent. Sans le survol prophétique, elles sont emprisonnées dans le programme immédiat, qui a de fortes chances d’avoir été enfanté par la chair ou par la nécessité de " faire quelque chose ", et n’est pas dans le continuum des choses apostoliques et prophétiques. Le prophète communique la perspective éternelle, qui comprend aussi le passé. Nous n’appréhendons pas plus l’avenir que le passé. Notre capacité de percevoir les choses qui sont encore du domaine de l’avenir est entièrement liée à l’appropriation des choses passées.

Si nous voulons être de ceux qui se retournent pour voir le " buisson ardent " tel que c’est inscrit dans le dessein de Dieu pour Israël, alors nous avons besoin d’abord de nous retourner pour voir les problèmes flamboyants concernant notre propre vie au lieu de passer par-dessus. Nous ne pourrons pas nous retourner pour voir le " buisson ardent " de Dieu au milieu duquel se trouve le Seigneur Lui-même, dans la révélation de Lui-même qui attend ce moment d’un genre particulier, si nous ne nous sommes pas d’abord " retournés pour voir " les " buissons ardents " concernant les problèmes de nos vies. Beaucoup d’entre nous regardons au loin. Nous y voyons un passé ressemblant à une épave issue de mariages brisés, de relations cassées, et de situations d’échec par rapport à l’Eglise. Alors nous continuons sur quelque chose d’autre et balayons le passé sous le tapis proverbial, mais nous ne nous sommes pas retournés pour observer. C’est douloureux et c’est pourquoi les gens ne se retournent pas, et ainsi nous regardons à la prochaine situation afin de rayer la mémoire du passé. Ceci découle de la propension humaine et c’est une propension que le prophète ne peut se permettre. Il doit avoir le courage de faire face à son propre passé et à ses propres échecs. En fait, ces échecs ont de fortes chances d’avoir été permis par Dieu pour le corriger afin qu’il ne rate pas le " buisson ardent " lorsque vient le moment de son appel final.

Ce message va rencontrer de la résistance, parce qu’il n’est pas commode de se soulever hors du temps. Le prophète doit adopter cette vision, qui est un point de vue perdant, la première priorité pour l’auditeur. Il ne s’agit pas d’une autre option, il s’agit de la voie à suivre. La vision éternelle est LA vision, et il l’a imprimée avec une telle force dans son discours qu’elle est devenue maintenant la priorité de la personne qui l’entend. Voici ce qu’est la parole prophétique: " l’événement ". Ce n’est pas de l’information ou de l’inspiration, c’est la parole devenue " événement " qui crée ce qui n’était pas auparavant, à savoir la perspective éternelle, où la vision même de Dieu devient maintenant celle du croyant. Le fait de se saisir de cette perspective va déclencher une aliénation du croyant par rapport au monde et par rapport à ceux qui voient encore d’une façon conventionnelle, ce qui inclut sa famille.

Le prophète fige en absolu les choses que le monde a rendu triviales, et il rend triviales et relatives ce que le monde a cherché à rendre absolues et ultimes. Il soutient le monde dans sa tête et il le renverse complètement. Il proclame : " Ce que vous êtes en train de célébrer est l’illusion même, et ce que vous ignorez est d’une importance et d’une signification éternelles : la façon de voir votre famille, votre vie quotidienne, vos actions, la façon dont vous planifiez votre temps, vos ressources, votre argent, votre avenir. La puissance de cette parole, et elle requiert de la puissance, est liée tout à fait à l’envoi authentique et à l’intercession cachée de celui qui apporte la parole. Il n’est pas en lui-même un virtuose qui fonctionnerait de façon indépendante du corps qui l’envoie. Il vient s’opposer à tout le poids d’un ordre moral qui ne tire pas son origine d’en haut mais d’en-bas, mais qui est devenu si normatif que personne ne pense qu’il y a d’autre alternative, et pense même que ce dernier est valide. Le prophète apporte une autre vision appartenant à un type éternel qui est supposée venir non seulement concurrencer l’autre vision, mais la détruire. La vision doit donc être exprimée en puissance dans le but de gagner l’approbation de l’auditeur.

Le prophète annonce ou projette la fin imminente du monde dans une fureur et un jugement apocalyptiques de telle sorte que soit enfanté le désir languissant de voir les nouveaux cieux et la nouvelle terre où habitera la justice. Le moindre investissement que nous avons dans ce monde, le prophète le détruit, et rend manifeste le jugement que Dieu est en train d’amener, par lequel tout ce qui n’est pas sanctifié et séparé pour Lui, disparaîtra dans la conflagration. Nous aspirons à cela parce que nous sommes saisis par la vision de nouveaux cieux et d’une nouvelle terre où habitera la justice. Si ceci est ce qu’il faut pour que Dieu soit glorifié dans Sa propre création, alors que cela vienne.

Par Actes2-42 - Communauté : Disciples de Christ
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